Le Parcours Marionnettique

Le temps d’un week-end, les stages sont à l’attention de professionnels du spectacle vivant (comédiens, danseurs, plasticiens…) mais également de futurs professionnels (élèves du conservatoire notamment), enseignants et amateurs désireux de s’essayer aux arts de la marionnette.
Sylvie Baillon

La compagnie Ches Panses Vertes a organisé de nombreux stages courts d’initiation ou de perfectionnement aux Arts de la Marionnette pour un public de professionnels, pré-professionnels ou amateurs.

Dans sa démarche d’accompagnement des professionnels et pré-professionnels, le Tas de Sable – Ches Panses Vertes reprend le principe et propose dans ses murs un Parcours Marionnettique, conçu comme un véritable cycle de formation et de sensibilisation aux Arts de la marionnette.

Les stages du parcours permettent de découvrir l’univers de marionnettistes d’aujourd’hui : Ombline de Benque, Gilbert Meyer, Jean-Pierre Lescot, Denis Bonnetier, Pierre Tual, Christophe Hanon, Eric Deniaud, Luc Laporte, Vincent Vergone, David Girondin Moab, Katerini Antonakaki, Pascale Blaison, Colette Garrigan, Martial Anton, Daniel Calvo Funes, Brice Bertoud, Eric Deniaud, Yvan Corbineau, Yngvild Aspeli… Ils sont l’opportunité d’appréhender les Arts contemporains de la marionnette par l’approche qu’en ont ces marionnettistes et par la thématique ou la technique qu’ils ont choisi en particulier de partager et d’approfondir le temps d’un week-end.

Cette opportunité s’adresse tant aux professionnels du spectacle vivant (comédiens, danseurs, plasticiens…) qu’aux pré-professionnels, aux enseignants et amateurs désireux de s’essayer à ces Arts.

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précédents parours marionnettiques

Tarifs et brochure à télécharger ici très prochainement.
Informations et inscriptions : geoffrey.cartry@letasdesable-cpv.org

Parcours Marionnettique 2021

#1 Jurate Trimakaité | De l’objet au masque

Du 27 au 28 mars 2021

Jurate Trimakaité

Marionnettiste et metteure en scène

Native de Lituanie, Jurate Trimakaité est diplômée de l’Académie de Théâtre et de Musique de Vilnius. En 2010-2011, elle rejoint la troupe permanente du Théâtre de Marionnettes Lèlé, tout en jouant pour différentes compagnies lituaniennes.

Elle intègre ensuite l’École Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières. En 2014, elle y met en scène son premier spectacle, Les Animaux inéluctables, qui validera sa formation et sera présenté à travers l’Europe dans de nombreux festivals. Après un compagnonnage au Tas de Sable – Ches Panses Vertes (TDSCPV), elle met en scène et interprète La mort, je n’y crois pas! en 2016. Elle collabore en 2017 avec le Théâtre Lèlé pour la mise en scène du spectacle Kryptis, inspiré de la bande dessinée Sens de Marc-Antoine Matthieu et nommé meilleur spectacle jeune public aux Auksiniai Scenos Kryžiai, équivalents lituaniens des Molières.

Elle devient artiste associée du TDSCPV en 2018 et crée deux spectacles en 2019, Pièges et Le Canard, la mort et la tulipe. Ce dernier est également nommé meilleur spectacle jeune public aux Auksiniai Scenos Kryžiai.

Jurate Trimakaité enseigne la marionnette et le théâtre d’objets à l’Université Picardie Jules Verne et anime des ateliers de formation, principalement dans les régions Hauts-de- France, Grand Est et Île-de- France.

L’objet et le masque

Après la création du spectacle Pièges, Jurate Trimakaité vous invite à regarder vers le théâtre d’objet et le masque un peu différemment. Est- ce que ces deux chemins artistiques peuvent se rencontrer et se mélanger? Est-ce qu’un objet peut devenir un masque et inversement?

Comment rendre dynamiques des objets sur un masque? Comment les masques peuvent-ils communiquer entre eux? Le rapport qui existe entre masques et objets suppose une réflexion, que nous aborderons ensemble. Cela fera l’objet d’expériences en groupes ou individuellement pour ensuite questionner le sens de ce chemin artistique : Que pouvons-nous raconter au public ?

Jour 1

Introduction / Rappel autour des principes du théâtre d’objet et des masques.
Travail en groupe et réfléxion autours des objets et de leur transformation en masque / Quel sens l’objet apporte-t-il au masque ? Travail de recherche et essais au plateau et à l’atelier / Construction des masques.

Jour 2

Finition des masques / Travail de dramaturgie et de mise en scène autour du masque /
Présentation au plateau des scènes réalisées.

Compétences visées

• Dramaturgie : donner du sens à l’objet.
• Comprendre le langage du théâtre d’objet, sa grammaire, son vocabulaire et les divers
fonctionnements de l’objet.
• Exprimer et créer son propre langage avec les masques.
• Manipulation : donner vie, animer un masque
• Aquérir les principes fondamentaux du théâtre d’objet et du masque.
• Maitriser la gestuelle inhérente à la technique ainsi que la relation corps/masque.

Chaque participant devra apporter
Des objets qu’il veut transformer en masque. On préférera des objets qui ont des fonctions
simples. Par exemple: des post- it qui collent, de la laine, des bobines de fil. Sont également
très intéressant les objets ayant un sens métaphorique (Les post-it qui peuvent signifier
que quelqu’un a trop de travail) où les objets qui viennent d’expression imagées (Lire en
quelqu’un comme dans un livre ouvert, avoir le moral dans les chaussettes…)

#2 Florence Kormann | L’ombre cinématographique

Du 15 au 16 mai 2021

Florence Kormann

Marionnettiste de théâtre d’ombre, scénographe et constructrice de décors

Après une formation à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en scénographie, Florence Kormann co-fonde en 2009 la compagnie Les Ombres portées, compagnie qui aborde le travail de manière collective dans l’écriture et la construction des projets.

Au sein de la compagnie, elle participe à la création de spectacles de théâtre d’ombres et de musique, Pekee-Nuee-Nuee (2011), Les Somnambules (2015) et Natchav (2019) ; mène également des projets de scénographie et d’installation, Memory (2012) et Panoscope (2013), ainsi que de nombreux ateliers.

L’ombre cinématographique

Le cinéma s’est beaucoup inspiré du théâtre d’ombres, ces deux arts ont en commun de raconter des histoires en images projetées sur un écran. En empruntant à notre tour au cinéma, nous pouvons réinventer notre façon de faire du théâtre d’ombres.

Durant ces trois jours, en groupes, nous allons traverser les différentes étapes du processus de fabrication de saynètes en ombres en utilisant les techniques propres au théâtre d’ombres tout en puisant dans celles du cinéma.

Jour 1 | Petit rappel des principes du théâtre d’ombres, puis travail sur l’histoire et élaboration d’un scénario sous forme d’un storyboard.

Jour 2 | Chacun réalisera une marionnette ou un décor articulé.

Jour 3 | Jeu et expérimentations en lumière. Travail sur la manipulation des objets et l’expressivité du mouvement de la lumière. Travelling, zoom, cut : la lumière sera comme une caméra permettant de faire voir l’histoire.

Besoins

Chaque participant devra apporter :

Crayon papier, gomme, ciseaux, cutter. Préalablement au stage, choisir un mot (objet, personnage, lieu..) et amener de la documentation visuelle sur ce mot.

#3 Katkatha Puppet Arts Trust, New Delhi | Adaptation Indienne du Bunraku

Du 2 au 3 octobre 2021

“Katkatha” est un assemblage de deux mots hindi. “Kat” signifie bois et est dérivé du mot Katputli (marionnettes). “Katha” signifie histoire et ensemble, ils deviennent des marionnettes et des histoires. Le Katkatha se concentre sur la présentation de récits visuels avec des objets et des marionnettes. La question de ce qu’est le théâtre de marionnettes guide notre voyage.

De bouts de tissu, aux figurines en polystyrène, aux sculptures en papier mâché, aux comédies shakespeariennes, aux épopées indiennes, et les histoires dans les zones de conflit, dans les groupes d’entraide dirigés par des femmes, dans les prisons et dans le monde des petits enfants.

Tout cela fait partie de notre travail Katkatha a commencé comme une association de marionnettistes partageant les mêmes idées en 1998. Le groupe a été formé avec le soutien de la Fondation pour la responsabilité de HH Dalaï Lama à New Delhi.

Anurupa Roy

Marionnettiste, metteure en scène et
constructrice de marionnettes.

Anurupa Roy est la fondatrice et l’administratrice du Katkatha Puppet Arts Trust, un théâtre de marionnettes basé à New Delhi en Inde depuis 1998. Elle a mis en scène une vingtaine de spectacles pour Katkatha et d’autres compagnies de théâtre.

Elle est diplômée du Dramatiska Institutet for Film, TV, Drama and Radio de l’Université de Stockholm en Suède spécialisé dans le théâtre de marionnettes. Elle a également reçu une formation à la marionnette à gaine traditionnelle en 2002 sous la direction de Bruno Leone à La Scoula Della Guaratelle à Naples en Italie. Son parcours professionnel l’a amenée à participer à des résidences de recherche en 2011 au Deutches Forum DFP à Bochum en Allemagne, à l’Institut International de la Marionnette de Charleville-Mézières ou encore à la Rote Fabrik de Zurich.

Son travail lui avait alors permis d’être invitée par le département World Arts and Cultures de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA). Lauréate du Prix Ustad Bismilla Khan Yuva Puraskar 2007 récompensant une contribution remarquable pour le théâtre de marionnettes par le Ministère de la Culture indien, elle a également été récompensée en 2016 du Prix Aditya Birla Kala Kiran Puraskar pour le théâtre.

Mohammad Shameem

Marionnettiste, constructeur
& comédien

Formé par le célèbre sculpteur indien Radhakrishnan et le marionnettiste Dadi Pudumjee, Shameem travaille le polystyrène, l’argile, le papier mâché, et la mousse. Il a monté sa propre compagnie Kuch Kuch Puppet Theatre en 2012 qui créée des spectacles jeune public. En 2015, Shameem a reçu le Prix Bismimilla Khan Yuva Puraskar, le prix national pour la marionnette en Inde.

Avinash Kumar

Danseur Mayurbhanj Chauu

Il a travaillé pendant plusieurs années avec le chorégraphe contemporain indien Astad Deboo. Son parcours l’a amené à chorégraphier plusieurs pièces du Katkatha Puppet Arts Trust depuis 2008 et à jouer dans plusieurs de ses spectacles. Il a reçu le Prix du meilleur chorégraphe aux Mahindra Excellence in Theatre Awards en 2017.

Bunraku

Objectifs

Initiation aux techniques du théâtre de marionnettes au travers de la conscience corporelle, du mouvement, du rythme et de la dynamique de groupe. Le stage aborde le théâtre de marionnettes comme une science précise basée sur les principes de la kinesthésie et les principes du mouvement de l’anatomie humaine.

La structure principale est basée sur la technique du Katkatha Puppet Arts Trust de manipulation à la fois réaliste et stylisée de la marionnette, du matériau et de l’objet à travers une étude intense du mouvement largement basée sur la danse Chhau – une forme de danse martiale originaire d’Orissa dans l’est de l’Inde – et des exercices provenant à la fois de l’art martial Kalaripayattu originaire du Kerala et des influences de mime corporel. Ici, la grammaire du mouvement bunraku a été adaptée à une grammaire du mouvement indienne.

Jour 1

Le lien entre l’anatomie, le mouvement et la matière / Introduction aux briques du théâtre de marionnettes / Le corps dans le mime, le mouvement et la vitesse. Échauffement sur les principes de la kinesthésie et des arts martiaux indiens.
Fabrication de marionnettes de papier avec toutes les articulations du corp humain.
Manipulation : Regard et respiration / Gravité et poids (ex: marionnette soulevant une valise et tombant, marionnette s’envolant avec un ballon)/ Rytmes et durées.
Exercices kinesthésiques avec architecture , espace et motif au sol.

Jour 2

Travail sur les compositions
Utilisation des marionnettes construites et des marionnettes d’atelier dans un récit et dans une situation
Interaction et réactions / Jeu et relation marionnette-acteur.
Présentation des travaux de fin de stage.

Compétences visées

• Savoir décomposer le mouvement par la danse et les arts martiaux.
• Créer un langage visuel pour les marionnettes à partir de l’étude du mouvement.
• Maîtrise des principes du mime Decroux et de leur application à la marionnette.
• Comprendre et utiliser la mécanique de la manipulation Bunraku :
– Mouvements simples : marcher, s’asseoir, sauter
– Mouvement complexe – ramper, monter et descendre des escaliers
– Émotion simple – rires et pleurs, colère et choc
• Étre capable d’appliquer des techniques Bunraku dans les improvisations.
• Utiliser rythme et vitesse comme vecteur de sens.

Chaque participant devra apporter | Une tenue souple ou n’entravant pas les mouvements.

Des spectacles en lien avec les stages sont en cours de programmation afin de donner l’opportunité aux stagiaires de découvrir le travail des artistes intervenants sur scène sans coût additionnel. Les dates et lieux seront communiqués ultérieurement.