La Poursuite du Cyclone


(Gratuit)
Kevin Jean
Durée : 20 min – Tout public

Dimanche 20 septembre 2020
à 12h15 et 16h40
Devant l’église à Englancourt

Générique

Conception & Interprétation Kevin Jean

Dramaturgie en collaboration avec Céline Cartillier & Jean Baptiste Veyret Logerias

Scénographie en collaboration avec Pauline Brun

Création lumière
Juliette Romens

Création musicale
Frannie Holder

Création costume en collaboration avec
Valentine Solé

Régie son
Nicolas Martz

En savoir plus sur le spectacle

Tu vois quoi, toi ? Moi, ce que je vois, c’est du temps qui passe. Ce soir, en exclusivité mondiale, je suis venu t’offrir du temps qui passe. Là, c’est un cyclone, imagine-le bien gros, bien tropical, bien puissant. Un cyclone, ça détruit tout sur son passage. Viens. Viens, on va danser dans mon oeil, ce sera calme.
Je m’appelle Kevin, j’ai 37 ans. Tu vois quoi quand je te dis : je m’appelle Kevin ?
Je suis déjà mort trois fois. Ici, je pourrai être qui je veux.
La Poursuite du cyclone

La Poursuite du cyclone part d’un désir intime, d’un besoin intérieur de soulèvement : comment déconstruire un monde, un système dont les fondements ne laissent que peu de place aux individus de tracer librement leur existence, leurs transformations, leurs expériences, au-delà des normes et des prescriptions ? Cette pièce chorégraphique prend donc son origine dans une nécessité profonde d’insubordination aux enclaves édictées par un monde qui sent l’obsolescence, pour dessiner les plans d’un renouveau.

Ce solo se présente comme un rituel célébré entre le secret d’une chambre mentale et la nuit immense du cosmos. On y entend des murmures de la mémoire, des échos de revenants, des périples rêvés. La danse répond à cette nécessaire agitation et à ce « besoin de consolation impossible à rassasier ». Elle traverse les dépressions, les tourbillons, les rafales, et aspire à gagner cet espace d’accalmie, de rémission. Un refuge, l’oeil du cyclone.
La Poursuite du cyclone se laisse pénétrer par l’idée que nos morts influencent nos vies et vivent avec nous, nous qui croyons encore être vivants.

Thoreau avait encore la forêt de Walden – mais où est maintenant la forêt où l’être humain puisse prouver qu’il est possible de vivre en liberté en dehors des formes figées de la société ?, Stig Dagerman, Notre besoin de consolation est impossible à rassasier.

Production

Production / La Fronde
Coproduction / Théâtre ARLES, scène conventionnée d’intérêt national – art et création – nouvelles écritures, Chorège
Relais Culturel Régional du Pays de Falaise, L’échangeur—CDCN Hauts de France
Projet ayant bénéficié du dispositif de résidence « La Fabrique Chaillot » – Chaillot – Théâtre national de la Danse (Paris)
Soutien / Théâtre de Vanves-scène conventionnée danse, Le Gymnase—CDCN, CDCN Atelier de Paris—Carolyn Carlson

Kévin Jean

Entré dans le mouvement à travers la pratique d’activités physiques et de pleine nature, il se forme en science de l’éducation physique, avant de se tourner vers la danse.

Depuis 2009 il a été interprète pour Stephanie Aubin, Odile Duboc, Myriam Gourfink, Philippe Grandrieux, Yann Marussich, Julie Nioche, Pascal Rambert, Alban Richard et Perrine Valli.

En 2009 il entame un travail autour de la construction d’environnements, des conséquences qu’ils exercent sur nous, nos comportements et interactions. Comment ils nous forment, nous déforment, comment nous pouvons les accepter, en jouer, les déjouer, nous découvrir différents et nous transformer.

En 2011 la création de La 36ème Chambre, un solo suspendu par les pieds, permet de questionner dans le calme et la douceur le rapport au handicap, à la norme, à la capacité, à l’entrave et à la liberté.

En 2012, il poursuit ce cycle avec Derrière la porte verte, trio suspendu par les bras, entre ciel et terre, entre deux, entre animaux qui ont soif d’amour.

En 2015 la création du trio Des Paradis marque un retour à la terre, au territoire; parallèlement Des autres paradis projet participatif associé permet un partage avec des amateurs engagés . Il y est question de cohabitation souple et harmonieuse à l’intérieur d’un espace de vie qui se réduit, change de taille et de nature.

En 2016 Les Promesses du Magma en duo avec Casey est une éruption de luttes et de douceurs.