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POCH

Création : 2018

SYNOPSIS

Poch c’est le nom de l’homme qui nous parle. Son prénom c’est Édouard. A genoux derrière une vieille table bancale, agrippé à elle – comme un naufragé à son radeau, Édouard Poch ne montre d’abord que ses mains. Il nous parle comme si on était avec lui, attablé dans un café. Il raconte son enfance de cancre, son mariage raté, son boulot abrutissant à l’usine.

Ses mains sales tripotent un vieux canif, dessinent avec un bout de craie, elles se baladent sur le bois de la table. Comme on fait parfois parler ses mains sans le vouloir, quand on est un peu mal à l’aise. Et puis, il découvre en grattant la table avec son couteau des petits morceaux de papiers usés, comme des souvenirs cachés dans un bureau d’écolier. Son nom, son prénom, les détails du visage de la femme qu’il a aimé. Petit à petit, il laisse éclater sa colère contre le monde qui l’a exclu et nous crie sa peur de disparaitre, qu’on l’oublie, qu’il s’oublie.

Poch est le monologue d’un homme qui vit dans la rue, mais on ne l‘apprend qu’à la fin. Au fil des souvenirs du personnage, silences et incohérences creusent l’intrigue et font monter la tension.

Le texte est tragique, indéniablement, mais aussi plein de tendresse. Et le personnage nous touche tant par hargne que par sa douceur, sa naïveté, son humanité.

Pour mettre en scène et interpréter ce texte, Pierre Tual a imaginé une forme intime de théâtre brut. Réunis en petit groupe autour d’une unique table, les spectateurs sont lentement plongés dans le noir. On entend une voix. Une vieille lampe s’allume mais celui qui a appuyé sur l’interrupteur ne se montre pas. Avec prudence il montre une main, une autre main. Puis disparait à nouveau dans l’obscurité. Au cours d’un jeu de cache-cache entre ombre et lumière, le comédien joue avec ses mains, ses bras, quelques objets dérisoires sortis du fond de sa poche pour livrer au public l’histoire de ce naufragé de la vie, belle et glaçante à la fois.

Production

Le Tas de Sable – Ches Panses Vertes – Pôle des arts de la marionnette, lieu compagnonnage marionnette, missionné par le ministère de la Culture et de la Communication au titre du compagnonnage marionnette. Le Tas de Sable – Ches Panses Vertes est conventionné avec le ministère de la Culture, DRAC Hauts-de-France, le Conseil régional des Hauts de France, les Conseils départementaux de la Somme et de l’Oise et Amiens Métropole.

DOSSIER DE DIFFUSION
Générique

Texte |
Sébastien Joanniez

Mise en scène et interprétation |
Pierre Tual

Collaboration artistique |
Sylvie Baillon, Eric Goulouzelle, Guillaume Hunout

Le projet

POCH est une forme courte et tout terrain initiée par Pierre Tual lors de sa formation à l’École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières en 2007. D’abord présenté sous une forme d’une dizaine de minutes, le spectacle a été abouti en 2009 à l’occasion du compagnonnage avec Sylvie Baillon et l’équipe du Tas de Sable – Ches Panses Vertes, dans une version de 25 minutes.

De 2009 à 2013, cette forme a été diffusée en diptyque avec un autre court spectacle de Pierre Tual sur un texte de Sylvain Levey, JULIETTE (SUITE ET FIN TROP PRÉCOCE). Ce diptyque intitulé NAUFRAGES a été présenté une cinquantaine de fois en France et en Belgique (Festival des Scènes Ouvertes à l’Insolite, Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières, Festival de la Marionnette de Grenoble, Festival Mima à Mirepoix, Festival Méliscènes à Auray…).

En 2018, Pierre Tual retraverse ce texte fort et tragique, arrivé à un âge qui s’accorde plus au personnage d’Édouard Poch – un homme qui vit dans la rue, qui hurle sa colère et sa peur de disparaitre. Il garde la mise en scène d’origine, dont la grande simplicité permettait de faire percuter justement les mots de l’auteur. Avec le désir de pouvoir jouer dans des endroits insolites – cave, grenier, garage, commerce abandonné…