Thaïs Trulio et Marion Belot pour Au fond des mers

Dates de résidence au Tas de Sable : du 2 au 7 mars 2019
Présentation du travail : NC

DOSSIER DE PRODUCTION

Thaïs Trulio et Marion Belot

Nous sommes deux personnes à porter ce projet, Thaïs Trulio et Marion Belot. C’est depuis notre rencontre à l’Ecole Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières en 2011 que nous collaborons ensemble.Nous nous sommes enrichies réciproquement de ces 7 années de croisements artistiques,. Notre relation professionnelle et amicale est une évidence. Marionnettistes, interprètes et constructrices nous collaborons aussi bien qu’à la conception, qu’au plateau, qu’à la construction.Nous nous sommes entourés de Thomas Demay et Xuan Mai Dang pour la création sonore.

Thaïs Trulio et Marion Belot

Le projet : Au fond des mers

Spectacle immersif sous coquillage à partir de 6 mois
Durée : NC

Création : printemps 2021

Au début il y eu l’eau, la mer, puis petit à petit : la vie.

Notre histoire commence aussi par là car c’est au milieu des eaux qu’on assiste à la création d’un personnage. Au début ce personnage n’a pas de forme définie et c’est au fil de l’histoire qu’il évolue, se métamorphose, et prend tour à tour l’apparence de différents animaux marins. Il se transforme, grandi jusqu’à ce qu’il soit prêt à sortir de sa coquille.

Le spectacle établi un parallèle entre le monde aquatique et le monde intra-utérin en théâtre d’ombres, jeux de lumières et marionnettes.

Générique

Conception et jeu | Marion Belot et Thaïs Trulio

Marionnettes | Marion Belot et Thaïs Trulio

Création sonore | Thomas Demay et Xuan May Dang

Conseils scénographiques | (en cours)

Costume et création textile | (en cours)

Regard Extérieur | (en cours)

DOSSIER DE PRODUCTION

Zoé Lizot

Actrice, metteure en scène et marionnettiste, Zoé Lizot a étudié au Studio Théâtre d’Asnières et aux conservatoires du 14e et 8e arrondissement de Paris (sous la direction de Nathalie Bécu et Marc Ernotte) en parallèle d’une licence Théâtre à la Sorbonne Nouvelle Paris 3.

Elle continue sa formation à l’École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières (notamment sous la direction de Phia Ménard, Ludor Citrik, Johnatan Capdevielle, Claire Heggen). Durant l’été 2017, elle est interprète pour la cie Les Trois Sentiers, sous la direction de Vincent Debost, avec qui elle collabore régulièrement. En juillet/août 2018, elle effectue un stage d’assistanat auprès de Gisèle Vienne à la Biennale de Venise. En juin 2019, elle présente P= ui (puissance = tension x intensité), un projet de fin d’études dont elle signe la mise en scène. Depuis 2014, elle travaille avec la compagnie Désirades, qu’elle a créée avec l’auteur et metteur en scène Valérian Guillaume. En 2019 elle devient compagnonne du Tas de Sable – Ches Panses Vertes.

Le projet : Faut profiter

Tout public à partir de 8 ans
Durée : durée de la forme actuelle : environ 15min
durée de la forme souhaitée : environ 1h

Création : NC

Sur scène, une fille et ses affaires. Elle les trimballe dans des cartons, on ne sait pas trop bien si elle déménage ou si elle emménage. Elle-même non plus ne sait pas bien, mais c’est un moment de transition. Un moment d’entre-deux.

Un moment où l’on peine à être sûre de quoi que ce soit. Alors elle décide d’essayer de faire tenir quelque chose. Quand même. Elle entasse, elle agence, elle empile, de plus en plus haut, de plus en plus en équilibre : si ça tient, ça vaut la peine de vivre. On peut réussir à maintenir des choses debout dans cette vie. On peut y arriver. Si ça tombe, c’est plus la peine. Vaut peut-être mieux se flinguer.

Si ça tient je vis. Si ça tombe je meurs. Moment d’équilibre entre la vie et la mort. Moment d’apesanteur.

Dans le protocole actuel, la tour peut tomber à tout moment, ou ne pas tomber du tout, selon les représentations. Rien de stable, rien de défini. Un protocole pour frôler l’accident au plateau, ou s’en délecter s’il advient. Il y a donc actuellement plusieurs fins alternatives. Ca ne finira pas, ça ne peut pas finir pareil si la pile s’écroule ou si elle résiste.

Extrait du texte

(…)
en fait
on prend tout doucement le le
et on caresse
décidément
pour le le
pour
et on renfile comme c’est
et on presse et on attend que ça vous change la vie
c’est comme ça que j’ai trouvé
non pas un
ni deux mais trois j’sais pas quoi comme ça alors
je l’ai mis comme ça moi
et je me suis endormi sur
et maintenant
je les regarde
c’est vraiment les amours de ma vie

moi je veux bien
mais on en fait quoi du didi
ah ben oui on sait pas
on se demande
ben oui
faut profiter
et
de toute façon on profite
on est là pour quoi sinon
on est là pour la bonne mine
ben oui
quand le didi sera parti sera fini
on mettra une plaque
ici
le didi tout pourri

(…)

ça c’est bien ma vie ça
voilà
moi je veux ma fortune
une aspirine
des tartines
des protéines
des figurines
une carabine
tac dans la gueule
ça dégouline
(…)

Valérian Guillaume