Blanche Lorentz pour 52 hertz

Dates de résidence au Tas de Sable : Juin 2020
Présentation du travail : NC

DOSSIER DE PRODUCTION

Blanche Lorentz

Marionnettiste et metteure en scène, Blanche Lorentz s’applique à créer des alliages résistants entre la performance scénique et l’écriture plastique. À l’issue d’un parcours professionnel en costume de théâtre, elle a suivi en 2013-2014 la formation annuelle du Théâtre aux Mains Nues qu’elle fortifie de deux années d’Études Théâtrales au Conservatoire de Clamart. Elle poursuit son cursus à l’École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette qu’elle achève en 2019. Avec Coline Fouilhé elle fonde en 2020 la structure du Crottin pour porter ses deux premières créations.

Le projet : 52 Hertz

Tout public à partir de 8 ans
Durée : durée actuelle : 15 minutes
durée de la forme souhaitée : environ 30 minutes

Création : NC

En janvier 2018, pour des raisons familiales, je me suis consacrée à l’étude des baleines. Je voulais me rendre compte des dimensions. Je cherchais à connaître la taille de leur yeux et la taille de leur coeur. J’ai réalisé qu’à l’échelle des océans qu’elles parcourent à la nage, elles sont minuscules à peu près comme des mouches sur une montagne.

Et puis j’ai découvert l’existence de 52 Hertz, une baleine qui chante à une fréquence incompréhensible pour les autres baleines. La baleine la plus seule au monde.

« Tout le monde (…) »

Un peu plus tard je suis tombée sur un poster de Moby Dick. Ça a remué quelque chose. Une chose très précise que je n’osais pas vraiment dire mais qui se rapprochait d’une note que j’avais lue quelques mois auparavant dans une expo du musée Art et Marges et que j’avais recopiée dans un cahier en petit parce que c’était important. C’était une phrase de B. Montjoie, un artiste handicapé mental.

« (…) est au courant de rien. » B.

Alors en décembre 2018, j’ai raconté dans mon spectacle l’histoire de ma rencontre avec B. Et donc l’histoire de B. et de sa mouche apprivoisée qui fonce tout droit. Et le mieux (d’après B.) c’est qu’elle s’appelle Moby Dick.

Extrait du texte

B. apprivoise des mouches. Il les capture avec un bocal et puis il les emmène dans sa chambre. Il dit qu’il aime bien que ce soit elles qui le réveillent le matin. Il dit qu’elles s’en fichent de tout et que de près elles sont belles.

Dans sa chambre on entend ça bourdonne. Il y a les mouches, il y a une photo découpée de Nicki Minaj qui est de dos en string elle a des fesses énormes, il y a un dessin qui me fait penser à Moby Dick la baleine blanche, la baleine qui a la Rage, celle qui est plus Puissante que tout.

Elle a des dents, elle va surgir pour tout défoncer.
B. veut son explosif.
Il dit que les mouches ont des dents.
Mais les mouches n’en ont rien à foutre.

Le spectacle est adapté à tout public.
Le sujet n’est pas moins celui des enfants que des jeunes que des vieux que des
autres.
J’invoque la part farouche qui nous habite, celle qu’on essaie d’apprivoiser, celle qu’on ne maîtrise pas comme il faudrait, celle qu’on cache au fond de nous, celle qui nous donne la puissance, la force, la vitalité.

Blanche Lorentz