Zoé Lizot pour Faut profiter (ben oui)

En compagnonnage : 2019-2021
Dates de résidence au Tas de Sable : du 8 au 19 février, du 19 au 24 avril et du 31 mai au 5 juin 2021
Présentation du travail au Tas de Sable : le 18 février 2021
Dates de résidence à l’Institut International de la Marionnette : du 19 au 24 avril & du 31 mai au 5 juin 2021
Dates de résidence au Théâtre Jacques Carat de Cachan : du 1er au 5 mars 2021 (présentation professionnelle le vendredi 5 mars à 15h)

DOSSIER DE PRODUCTION

Zoé Lizot

Actrice, metteure en scène et marionnettiste, Zoé Lizot a étudié au Studio Théâtre d’Asnières et aux conservatoires du 14e et 8e arrondissement de Paris (sous la direction de Nathalie Bécu et Marc Ernotte) en parallèle d’une licence Théâtre à la Sorbonne Nouvelle Paris 3.

Elle continue sa formation à l’École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières (notamment sous la direction de Phia Ménard, Ludor Citrik, Johnatan Capdevielle, Claire Heggen). Durant l’été 2017, elle est interprète pour la cie Les Trois Sentiers, sous la direction de Vincent Debost, avec qui elle collabore régulièrement. En juillet/août 2018, elle effectue un stage d’assistanat auprès de Gisèle Vienne à la Biennale de Venise. En juin 2019, elle présente P= ui (puissance = tension x intensité), un projet de fin d’études dont elle signe la mise en scène. Depuis 2014, elle travaille avec la compagnie Désirades, qu’elle a créée avec l’auteur et metteur en scène Valérian Guillaume. En 2019 elle devient compagnonne du Tas de Sable – Ches Panses Vertes.

Interview de Zoé

Peux-tu nous raconter ton parcours, comment la marionnette est venue à toi ?

Au sortir du bac, j’ai commencé par suivre des études d’art dramatique à Paris, au Studio Théâtre d’Asnières et aux conservatoires des 14e et 8e arrondissement. En créant des petites formes dans le cadre de mes études, je me suis rendu compte que le rapport aux objets et aux matières m’intéressait particulièrement. Encore plus particulièrement le fait de voir l’objet comme un partenaire de jeux au même titre qu’un.e comédien.ne. Sans forcément passer par l’ « animation » de l’objet, mais d’observer la situation qui peut se tisser entre eux. La tension que peut produire la présence seule d’un.e comédien.ne et d’un objet au plateau. Avoir confiance et écouter les propositions d’un corps inanimé sur scène. C’est pour creuser et approfondir cette question que j’ai décidé de tenter le concours de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette, que j’ai intégré au sein de la 11e promotion.

Quelle est ton approche artistique ?

Mes recherches actuelles sont très liées à la question du présent sur scène. Sur l’idée de se concentrer sur l’instant t de la représentation, de se rendre compte qu’on est ici, à ce moment, réunis dans cette salle. J’aime beaucoup l’idée de faire sentir au public que ce qui se passe maintenant ne se passera que maintenant.

Qu’attends-tu de ton compagnonnage avec le Tas de Sable – Ches Panses Vertes ?

Je suis ravie d’être soutenue par le Tas de Sable – Ches Panses Vertes en compagnonnage. Au sortir d’une école, c’est très précieux d’avoir une équipe qui t’accompagne. Cette année, je monte avec leur complicité le spectacle « faut profiter (ben oui) », d’après une forme courte que j’avais crée à l’ESNAM dans le cadre des solos de 3e année. Je travaille avec Valérian Guillaume, qui signe le texte, et avec qui nous co-mettons en scène.

Quels sont tes projets à plus long terme ?

J’ai fondé cette année la compagnie 240volts qui porte mes projets, avec laquelle je souhaite développer des formes théâtrales hybrides, liées à la recherche au plateau.
J’ai une envie énorme de travail, de découvertes et de rencontres. J’aimerai notamment reprendre « P=Ui », le spectacle que j’ai présenté à la fin de mes études à l’ESNAM. Je tiens surtout à continuer la recherche au plateau, que ça soit à la mise en scène, en assistanat ou en tant que comédienne marionnettiste. Je suis également interprète pour d’autres compagnies, ce qui me ravie.