Guillaume Lecamus pour l’Eustache à la Main

Guillaume Lecamus – Metteur en scène et interprète

Apprentissage du jeu de l’acteur avec Jean-François Dusigne, du masque et du clown (bases Lecoq) avec Annick Laurent, de l’interprétation avec marionnettes avec François Lazaro et de la mise en scène avec Eloi Recoing.

Il pratique depuis quelques années, la danse Butoh. Il est le fondateur, metteur en scène et interprète des spectacles de la compagnie Morbus théâtre (plus d’une dizaine de créations à ce jour). Metteur en scène, il a collaboré avec les cies « Les estropiés », « Objets sensibles », « Caravane K », « Le Loup Qui Zozote », « La cie de l’Entonnoir » en Guyane, « Groupe TIM – P. Zuzalla ». Comédien, il collabore depuis 12 ans avec François Lazaro du Clastic théâtre, joue entre autres, dans les spectacles de la cie du « Huitième jour » et de la cie du « Loup qui zozote ». Il a travaillé avec le théâtre de rue et la danse et participe depuis de nombreuses années à diverses performances, lectures poétiques, dansées, musicales…

Générique

Cie Morbus Théâtre

Texte (J’ai tué) :
Blaise Cendrars

Conception et interprétation vocale :
Guillaume Lecamus

Danse :
Ephia Gburek

Musique :
Thomas Carpentier

Réalisation plastique :
Norbert Choquet

Lumières :
Jacques Boüault

Le projet : L’Eustache à la Main

Durée : 40 minutes

Second volet d’un diptyque sur le sujet : l’homme face/avec la guerre dont le noyau est un texte coup de poing sur la Grande Guerre de Blaise Cendrars, L’Eustache à la main est un spectacle à la frontière du théâtre, de l’installation et de la performance corporelle, visuelle et sonore.

Ce théâtre paysage marie de façon égale, danse, texte, lumière, punk-noise et art plastique afin de proposer une expérience contemplative, poétique, viscérale sur la violence de l’Histoire. Il s’agit d’ouvrir des portes dans le sensible et la pensée pour questionner l’aujourd’hui par l’hier.


L’Eustache à la main, est un spectacle destiné à être joué en salle.

Le spectacle serait joué dans une configuration bi-frontale, les spectateurs assis sur deux rangées de chaises se feraient face formant ainsi, entre eux, l’espace de jeu, le no man’s land.

La musique
La musique sera jouée en direct, au violon, reprise par des samples, bouclées. Elle peut s’apparentée à du punk/noise, tantôt joyeusement bruitiste, tantôt très atmosphérique ou semi mélodieuse. La musique amènera de la contemporanéité et du contraste vis à vis du sujet Grande Guerre tout en renforçant l’intériorisation par des nappes musicales minimales.

Le dire
Le texte de Cendrars sera dit et interprété d’un jet, perforant le spectacle, au début, au milieu ou à la fin. Il n’y aura pas de mise en scène particulière pour ce moment du dire. Le texte sera performé tel un morceau de rock ou de slam. Le texte se prête volontiers à cet exercice, construit comme un assaut, comme un POEME SONORE avant-gardiste. Il viendra se joindre aux autres composants artistiques du projet, en tissant du sens.

La création lumière
La création lumière sera volontairement expressionniste. Elle jouera sur les extrêmes : du noir le plus profond à une luminosité aveuglante. Tel un pinceau, elle dessinera des lignes, des angles tranchés, transformant l’espace en différents paysages, réaliste ou fantomatique. Composition abstraite, la lumière permettra de se fabriquer des paysages intérieurs : sensations poétiques de l’aube ou de la nuit.

Le travail plastique
2 types de matières sont envisagées : les manteaux et les matières liquides.

Les manteaux.
Le travail avec les manteaux permet d’aborder plusieurs thèmes visuels et historiques liés à 14-18 :

  • Le rapport à l’uniforme, à la silhouette, au soldat inconnu
  • Posés en masse sur le sol ou éparpillés, les manteaux symbolisent ceux qui les ont porté et peuvent représenter un champ des morts
  • Cousus ensemble, en paquet ou sculptés, les manteaux peuvent devenir une matière plastique, relief, tranchées
  • Le manteau est un matériau pauvre, mou, chiffon du rang le plus bas pour reprendre Kantor et donc éminemment poétique.

Les matières liquides.
Une exploration plastique avec des matériaux liquides paraît pertinente.
L’eau, le sang, la terre viendraient transformer en TEMPS REEL l’espace de la représentation.

Exemples :

  • Pluie de terre ou de sang tombant des cintres
  • Goutte à goutte suintant de la manche du manteau porté par le comédien
  • Manteaux que l’on trempe, terre que l’on trempe, chair que l’on trempe.

Ces matériaux appartiennent à la nature et au corps : fluides du vivant qui se répandent anarchiquement, qui abreuvent nos mémoires et nos sens.

Le corps
Le travail portera sur un travail physique lent, sur des postures tantôt immobiles, tantôt traversées par des micros mouvements d’où pourra jaillir parfois, des gestes brusques.

Le corps de l’interprète, telle une figure marionnettique, s’apparentera à celui d’un corps-silhouette, d’un corps-écran, d’un corps-paysage, tout en creux, bosses, sillons, faisant penser à un soldat avançant ou rampant mais aussi à un rocher ou un arbre. De ce travail sur la/les forme/s s’ajoutera un jeu incarné.

C’est par le travail de la lenteur, de l’expressivité des postures et des tentatives d’immobilité que le vivant de l’interprète transparaitra : respiration, frémissement de la peau, battement du cœur, transpiration. Ce vivant-là est important : il ancre le jeu, la danse dans la REALITÉ.

Ces directives particulières sont fortement imprégnées des voies propres à la danse BUTOH.

Production

Partenaires / Le Tas de Sable – Ches Panses Vertes (80), La Chambre d’eau (59) Avec le soutien du / 232U – Théâtre de Chambre à Aulnoye-Aymeries (59)