UNE TACHE SUR L’AILE DU PAPILLON

Création :
• Les 16 & 17 novembre au Grand Bleu à Lille (59)
• Le 24 novembre à l’Espace Jéliote d’Oloron-Sainte-Marie (64)
• Du 28 au 30 novembre à la Maison de la Culture d’Amiens (80)

Générique

Texte :
Alain Cofino Gomez

Mise en scène :
Sylvie Baillon

Avec :
Marie Godefroy, Éric Goulouzelle, et Pierre Tual

Construction marionnettes :
Natacha Belova et Sophie Schaal

Fabrication marionnette-écran :
Eric Goulouzelle et Romain Landat

Scénographie :
Antoine Vasseur

Création musique :
Appât 203

Costumes :
Sophie Schaal

Direction technique :
Antoine Gérard

Direction artistique 3D :
Philippe Baby

Réalisation 3D :
Mike Tarratte, Guillaume Darras, Alexis Leleu  et Margot Briquet de l’ESAD / Waide Somme

Collaborateur artistique pour la projection :
Christophe Loiseau

Collaboration technique :
Guillaume Caron, David Durand, Mounya Belghiti et Stéphane Swaenepoel  du Laboratoire MIS de l’Université de Picardie Jules Verne

SYNOPSIS

Dans une chambre d’hôpital, un enfant psychotique entretient une relation amicale avec son hallucination, un soldat de toutes les guerres. Un médecin tente de cerner son problème. Soudain, le bâtiment s’effondre et l’accès à la chambre de l’enfant est bloqué. Une infirmière, le médecin et l’enfant sont contraints de passer quelque temps ensemble, coincés dans cette chambre, jusqu’à l’arrivée des secours…

Le spectacle est le fruit d’une collaboration entre la compagnie Ches Panses Vertes l’école, l’école de 3D Waide Somme et le laboratoire MIS de l’Université de Picardie Jules Verne afin d’intégrer dans le jeu des éléments numérisés. La création est portée par une dynamique transmédiatique par le biais d’une interaction entre les arts de la scènes, les arts numériques et la bande dessinée documentaire.

Pour en savoir plus sur le processus de création n’hésitez pas à consulter le Dossier production TAP.

Une tache sur l’aile du papillon s’inscrit dans le projet Objets : Guerres et Paix.

Les Guerres sont sociales, économiques, civiles, intimes, territoriales, financières, de pouvoir, psychologiques, de l’énergie, climatiques, chirurgicales…

Extraits du texte

Dans ce jeu, tu peux tuer des gens, mais ce n’est pas obligatoire.
Cela peut aussi arriver par accident. Un type qui passe devant ton véhicule et pouf.

Extraits du texte
Production

Production / Le Tas de Sable – Ches Panses Vertes, Pôle des Arts de la marionnette en région Picardie, Lieu-compagnie marionnette.
Co-production / L’Hectare – Scène conventionnée marionnette de Vendôme.

/ Avec le soutien du Festival International des Théâtres de Marionnettes – Charleville Mézières, de la Fabrique Théâtre – Service provincial des Arts de la scène de Hainaut – Belgique,  du Carré – scène nationale, centre d’art contemporain – Pays de Château Gontier,  du Théâtre Gérard Philippe – scène conventionnée pour les arts de la marionnette et les formes animées – Frouard, du Safran scène conventionnée – Amiens, de l’Institut International de la Marionnette – Charleville Mézières, des Fées d’Hivers centre de création d’art numérique – Crevoux, de l’espace Athéna – Auray, d’Experimenta salon Arts Sciences et Technologies – Grenoble, du Grand Bleu – Lille et de la SPEDIDAM, société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées.

Le projet bénéficie de l’aide au développement 2014 du DICRéAM du CNC

Le spectacle est créé par la compagnie Ches Panses Vertes en collaboration avec le département images animées de l’ESAD Amiens / Waide Somme et l’Université de Picardie Jules Verne et avec la complicité de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne et du Conseil Général de la Somme

Note d’intention

« Pour la troisième fois, j’aborde la guerre dans une création.

La situation « guerre » fonctionne pour moi comme une métaphore paroxystique de notre façon d’être au monde. La guerre est le nom d’un phénomène qui plonge l’homme dans un état-limite. En 1990, Dieu est absent des champs de bataille adaptation de La main coupée de Blaise Cendrars et des poèmes de Guillaume Apollinaire, posait la question du sens de l’engagement, puisque Blaise était un engagé volontaire. La guerre était majoritairement une évidence pour les belligérants : c’était une conquête de territoires physiques et une façon de « défendre » ce qui nous avait (dé) formé et des valeurs auxquelles nous sommes attachés. Les corps s’affrontaient et étaient abîmés. Les mots renvoyaient à une réalité. Les conduites étaient héroïques. La paix ? C’était celle du vainqueur.

En 2000 La scie patriotique de Nicole Caligaris abordait la question de l‘idéologie dominante qui veut nous faire croire qu’il y a une guerre quelque part, et que nous la cherchons désespérément, pour être dans l’action (…). On ne sait plus où sont les territoires à conquérir. Les corps souffrent. Les mots ont encore une puissance d’évocation… Tous des anti-héros. La paix ? Quelle paix ? (déjà)

Aujourd’hui, la guerre est partout.

Les Guerres sont sociales, économiques, civiles, intimes, territoriales, financières,
de pouvoir, psychologiques, de l’énergie, climatiques, chirurgicales…
Les combattants sont partout aussi anonymes que leurs victimes.
Les conflits n’ont plus de frontière et les protagonistes de cette pièce en parlent ou vivent cet état de bataille interminable au quotidien.
Alain Cofino Gomez, Une tâche sur l’aile du papillon

Aujourd’hui, nous avons des géographies réelles mais aussi virtuelles. Nous avons des identités réelles mais aussi virtuelles.

Aujourd’hui, nous sommes envahis d’images qui, de façon quotidienne et répétée, nous présentent les conflits comme des jeux vidéos, en prétendant présenter une réalité. Nous sommes envahis, submergés par des images dont on ne sait plus si elles sont réelles ou fictionnelles. Et toutes ces images ont un pouvoir de fascination. Donc une propagande démultipliée.

De plus, avec les drones, « la notion de « guerre » entre en crise (…). Cette tentative d’éradication de toute réciprocité dans l’exposition à la violence dans l’hostilité reconfigure non seulement la conduite matérielle de la violence armée, techniquement, tactiquement, physiquement, psychiquement mais aussi les principes traditionnels d’un ethos militaire officiellement fondé sur la bravoure et l’esprit de sacrifice.
À l’aune des catégories classiques, le drone apparaît comme l’arme du lâche » (in Théorie du drone de Grégoire Chamayou, la Fabrique édition). Et encore « qu’impliquerait, pour une population, de devenir le sujet d’un État-drone » ?

Comme pour l’enfant psychotique du texte, nous perdons contact avec la réalité.

La petite fille : Bon, voilà, alors, cela se passe comme ça et tu dois choisir.
Dans ce jeu, tu peux tuer des gens, mais ce n’est pas obligatoire.
Cela peut aussi arriver par accident. Un type qui passe devant ton véhicule et pouf.
Tu dois être prête. On te propose de t’entrainer avant de commencer une partie.
Une fois que tu te sens prête, tu te lances. Tu meurs quelques fois, c’est normal.
Tu fais des choix. Parfois ce ne sont vraiment pas les bons et tu t’enfonces dans ton erreur et tu meurs. Même si tu es bien armé. Je veux dire un AK47 cela ne vaut pas grand-chose dans une embuscade bien menée. Voilà. Ensuite tu meurs de moins en moins. (…) Parfois tu traverses une ville et tu peux reconnaitre des magasins dans lesquels tu as déjà fait du shoping. Ça, c’est flippant, non ? (…)
Tu te construis une chronologie meurtrière. Lentement, tu vises bien la tête.
Pan. Le suivant. Pan. Un autre. Pan. Et le dernier pour la route. Pan.
Voilà, le temps reprend son cours et la voie est libre.
Voilà, cela se passe comme ça dans ce jeu. Si tu entres, tu as du mal à en sortir.
C’est sans fin.
Alain Cofino Gomez, Une tâche sur l’aile du papillon

Alors,  la paix ?

Le Soldat : je veux bien que cela s’arrête, là. Tout de suite. Dans l’instant, je veux bien que cela finisse, que cela cesse. Je ne veux pas avoir l’air de demander. Mais là, oui, cela peut s’arrêter. Instantanément. Que cela ait une fin. Je veux bien que cela cesse. Je ne veux pas donner l’impression de supplier, mais, là, si cela prenait fin, j’en serais heureux. Je veux bien une fin. Un stop. Que cela cesse, enfin. Je veux bien que tout s’arrête. Maintenant et pour toujours. Là, sans attendre. Que cela finisse une bonne fois pour toutes et que l’on en parle plus. Je veux bien, ça, oui. Une belle et bonne fin.

Alain Cofino Gomez, Une tâche sur l’aile du papillon

Comme tout à chacun.

Il faudra donc que le plateau donne à voir ce trouble de réalités. Celle de l’enfant psychique et celle où nous sommes plongés. D’où le travail nécessaire avec des images et des objets numériques. »

Sylvie Baillon

Calendrier de création

SAISON 14-15

    Objectifs :
– Création d’un premier prototype de marionnette-écran fonctionnel
– Existence de la marionnette-écran au plateau (Relations aux dispositifs – rapport à la taille, la manipulation des marionnettes, problématiques liées à la manipulation de la marionnette)
Quelle compréhension et quelle signification entrainera la projection d’images sur du tissu lors du spectacle ?

    Résidences :
– Du 9 au 20 décembre 2014 : Safran, scène conventionnée, Amiens – France
– Du 20 avril au 4 mai 2015 : La Fabrique Théâtre, Province du Hainault – Belgique.
La résidence s’inscrit dans le projet Un pas de côté de la Fabrique de Théâtre dans le cadre de Mons 2015, capitale européenne de la Culture.

    Présentation marionnette numérique :
– Le 17 juillet 2015 au Petit Louvre dans le cadre du Festival d’Avignon

SAISON 15-16

     Objectifs :
– Aboutissement de la fabrication de la marionnette-écran et des trois autres marionnettes.
– Travail autour de la manipulation et du jeu avec la marionnette-écran
– Définition de la trame narrative, des éléments esthétiques, du lien au spectacle et des éléments  historiques intégrés
– Développement des interactions possibles entre scène et BD

    Résidences :
– Du 28 septembre au 10 octobre 2015 à la maison de la culture d’Amiens (accueil simple)
– Du 14 au 19 mars 2016 à l’institut International de la marionnette à Charleville – Mézières
– Du 21 au 26 mars 2016 au Tas de Sable à Amiens et à l’Esad / Waide Somme, Amiens

    Présentation marionnette numérique :
– Le 23 septembre 2015 au Salon Des Calés dans le cadre du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes ‑ France
– Le 7 octobre 2015 au Musée de Picardie d’Amiens – France
– Le 16 octobre 2015 au Centre de la Marionnette à Tournai dans le cadre du festival Découvertes Images et Marionnettes portant sur la marionnette et les arts numériques – Belgique
– Le 4 décembre 2015 à la Drac Picardie, salle Robida dans le cadre des 5èmes Journées d’études régionales «Culture et Numérique», dont le thème abordé était «Services numériques culturels innovants », à Amiens – France
– Le 11 décembre 2015 à l’occasion de la clôture de Mons 2015 à la Fabrique Théâtre.
– Le 22 Mars 2016 à l’Espace Jean Legendre de Compiègne «les techniques de mapping ou le jeu des illusions numériques dans le spectacle vivant»
– Le 18 avril 2016 au Palais de Tokyo, dans le cadre de l’événement VISION dédié à la recherche en art et en design.

SAISON 16-17

    Objectifs :
– Ecriture au plateau / mise en scène du spectacle
– Etablissement de la bande dessinée historique et du site internet

    Résidences :
– Du 17 au 31 octobre 2016 aux Fées d’Hivers, centre de création d’arts numériques à Crévoux
– Du 3 au 14 janvier 2017 au Théâtre Gérard Philippe à Frouard
– Du 20 au 31 mars 2017 au Tas de Sable à Amiens

SAISON 17-18

    Résidences :
– Octobre 2017, lieu à définir
CRÉATION : Novembre 2017

La Marionnette numérique

La marionnette numérique from TDSCPV on Vimeo.

Le processus de création du spectacle est l’occasion d’expérimentations technologiques. Impulsée par la dynamique du Portail des Arts de la marionnette, la compagnie Ches Panses Vertes souhaite intégrer dans le jeu des éléments numérisés. Cette recherche sera le fruit de la collaboration de deux ans entre la compagnie Ches Panses Vertes, l’école de 3D Waide Somme et le laboratoire MIS de l’Université de Picardie Jules Verne.

Le soldat est un être changeant, mais bien réel pour l’enfant psychotique. Il s’agira donc de créer une forme changeante, une réalité mouvante, tangible et manipulable par les comédiens marionnettistes, à partir des objets numériques 3D : la marionnette numérique.

Le projet vise à rendre possible la manipulation d’un objet 3D numérique de façon physique. Pour ce faire, il consiste en la création d’une marionnette numérique composée :
– d’un prototype de marionnette- écran, marionnette support de projection et objet de manipulation, qui servira à contrôler l’image 3D numérique
– d’un objet 3D numérique,
– d’un dispositif permettant de capter les mouvements (dans les 3 dimensions) de la marionnette-écran afin de projeter sur celle-ci l’image adaptée issue de l’objet 3D numérique synchronisée aux mouvements de la marionnette-écran.

Reportage « La marionnette du futur »

« La marionnette du futur », un reportage réalisé par la WebTV de la région Picardie, pendant une période de recherches et d’expérimentations sur la marionnette numérique. Une longue route reste à parcourir avant d’obtenir le résultat final !

Reportage « Et la marionnette numérique fut » – réalisé par Arte, pour le magazine FutureMag

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« Et la marionnette numérique fut » est une interview réalisée par les équipes d’Arte, pour le magazine FutureMag, programme qui part à la découverte des dernières innovations technologiques.