SAVEZ-VOUS QUE JE PEUX SOURIRE ET TUER EN MÊME TEMPS ?

Création : mars 2013

Générique

Texte :
François Chaffin

Mise en scène :
Sylvie Baillon

Avec :
Sophie Matel et Éric Goulouzelle

Scénographie :
Françoise Heulot-Petit

Scénographie :
Antoine Vasseur

Marionnettes:
Yngvild Aspeli assistée de Priscille du Manoir

Chorégraphie :
Leone Cats Baril

Création musique :
Appât 203

Costumes :
Sophie Schaal

Vidéo :
Véronique Lespérat-Héquet

SYNOPSIS

Deux personnages séduisants et effrayants à la fois, capables du plus beau des sourires tout en accomplissant l’acte le plus redoutable.

L’une, mendiante arrêtée pour vagabondage et détenant six sexes masculins dans six sacs de plastique, nous entraîne, d’amour en amour, dans un parcours effarant. Mais dans ces mots-là, ce qui devrait relever de l’horreur, devient image poétique d’un monde réinventé par le regard d’une femme qui ne donnera pas la clef de ses actes.

L’autre, redoutable acteur à la figure shakespearienne décidant sous nos yeux de monter Richard III, donne vie à la tragédie en mettant à nu sa propre violence et sa monstruosité à travers un corps prêt à tous les débordements.

« J’aime tuer une femme de temps en temps, faire absence d’une femme. » Richard le Trois

Extraits du texte

« Est-ce que le noir est notre raison commune ? » Richard le Trois

Extraits du texte

Sylvie Baillon fait entendre l’écriture de François Chaffin dans un spectacle qui dit la monstruosité. Ces deux soli dressent le portrait de personnalités fragiles, provocantes et dangereuses. Moins fantoches manipulés qu’habiles fabulateurs, ces personnages sont surtout aptes à occuper la scène, que ce soit celle du crime ou celle du théâtre.

Production

Production déléguée / Le Tas de Sable – Ches Panses Vertes, Pôle des Arts de la marionnette en région Picardie, Lieu compagnonnage marionnette. Coproduction / Comédie de Picardie, Maison du Théâtre d’Amiens, Théâtre Le Passage – Scène conventionnée «Théâtre et Objets» de Fécamp. Soutiens / Communauté de communes Bocage-Hallue, Le Safran. Remerciements à la Maison du Geste et de l’Image, La Nef – Manufacture d’utopies.
Ce projet a bénéficié du dispositif SACD et SYNDEAC : EN 2011, PASSEZ COMMANDE !

[…] les mots [de la première partie] dissèquent un réel effarant et absurde. Sophie Matel interprète cette parole divaguante mais extrêmement précise. […] Traversé de voix plurielles [la seconde partie], celles du comédien et celles du personnage, sous le joug de la machine théâtrale, il inquiète,  étonne, déborde des cadres et captive l’assemblée.

Agnès Santi

Chaque geste, chaque rôle et chaque place construisent petit à petit le monstre que nous cachons. Serions-nous tous le monstre de quelqu’un ? Et si le théâtre réel se jouait là, une fois les portes poussées d’une salle de spectacle, dans la rue, dans notre immeuble, qui serions-nous vraiment ?

Laurent Bourbousson