Quelques années après leur passage en résidence au Tas de Sable, nous avons envie de savoir où en sont les compagnies accueillies chez nous. Qu’est devenu le projet sur lequel elles travaillaient, quels nouveaux projets sont en cours aujourd’hui,…

CIE LES FRÈRES PABLOF

Accueillie en résidence en 2013 pour La Cour des Grands

La Cour des Grands

Se saisir de petites choses, parfois banales, anodines, et même évidentes qui nourrissent le quotidien des uns et des autres : c’est sur ce chemin que les Frères Pablof partagent leur expérience. Ils savent allier documentaire et spectacle pour amener chacun à construire un langage commun. Nostalgie d’une époque ou miroir des réalités journalières, ce langage devient le mien, le tien, le leur…

Croisant Judicieusement témoignages, images manipulation et son, les comédiens nous amènent à la rencontre du Petit Poucet et de son quotidien d’écolier. Depuis les relations humaines jusqu’aux questionnements de l’enfance, c’est avec une certaine singularité, que, dans ce spectacle, Les Frères Pablof croisent la fiction et le réel et nous plongent avec poésie dans la vie de Teddy.

Dans une atmosphère entièrement confectionnée pour nos yeux, nos oreilles et notre mémoire, de petites marionnettes de papier naissent du bout des doigts d’un grand garçon. Laura, Louis, Louison, Raoul,Stéphane, Teddy et leurs copains nous invitent dans leur cour. Pâte à modeler, ardoise, vidéo, papier, voix, corps et autres surprises s’allient, se croisent, échangent, communiquent, pour partager les confidences d’un quotidien fait de jeux, de questionnements, de bastons et même d’amour !

Qu’on y soit encore ou qu’on l’ait quittée depuis 5, 10, 20, 30 ans ou plus, dans La cour des grands, la cour de récréation reste curieusement inchangée. Voilà un moment de spectacle qui sait nous plonger au plus profond de nos propres secrets de cour de récréation.

NOUVEAUX PROJETS

// Un nuage sans pantalon

(ou comment déshabiller le cloud) – Création 2015 –
Une petite forme tout public en Marionnette documentaire

Derrière la fenêtre,
Derrière la fenêtre
je regarde le monde
et je me vois.
Un reflet persistant.
Je suis moi dans le paysage.
Même si le paysage change,
j’y retrouve mes contours.
Dans ce paysage il y a foule.
Je me découvre dans le regard des autres.
Sur mon mur je vous vois,
Sur mon mur je me montre.
Sans mon mur je ne suis plus !
Si je cri on ne m’entend pas.
On ne crit pas sur un mur
On se lamente !
La fenêtre étouffe mes cris !
Je ne suis pas un Fake !

// La vie en ligne

Documentaire au théâtre ou comment jouer du réel dans l’épique

Ils sont donc des homards en pleine mue, sans carapaces, mous et vulnérables.

Ils parlent un volapük dont nous serions bien en peine de traduire le moindre mot.

Mais en plus ils s’amusent de Facebook, de twitter, des jeux en ligne, bref des NTIC (comme on a pu dire au mitant des années 80) et se construisent une vie dans des lieux qui nous sont parfaitement (bon c’est exagéré), pas parfaitement mais largement méconnus !!!

Alors voilà, les Frères Pablof se proposent d’explorer cette vie en ligne, cette vie à la ligne, cette ligne de vie numérique, dont la longueur sur la paume de la main se calcule en octets et s’écrit en binaire. Un peu déroutés quand même, ils imaginent que ces relations, même dans un espace virtuel, sont tout à fait réelles. Un espace dit virtuel mais un espace social, dans lequel on se montre et dans lequel on choisit les images que l’on donne à voir de soi : sa photo de bébé, un avatar qui ressemble à un super héros, la figure d’un signe astrologique chinois, peut-être les trois en même temps ou simultanément. Un espace qui laisse fantasmer celui qui regarde : « qui est cet individu, ce Dragon rugissant, si mignon dans son pyjama rayé avec ses yeux de biches et son nounours à la main et si mystérieux dans son masque de Batman ? »

On se souvient de nos correspondants d’antan, l’inquiétude la première fois où on les a rencontrés en vrai. C’est la même lorsqu’il s’agit de correspondant numérique ? Et si on rencontre quelqu’un dans la rue, est-ce que nos relations seront différentes avec des écrans ?

« C’est pourquoi rencontrer in real life (dans la vrai vie) les personnes que nous rencontrons par écran interposé est une nouvelle épreuve de réalité que ces technologies nous imposent. La relation en présence physique n’est pas plus « réelle » que la relation médiatisée par le numérique, mais elle est assurément moins déréalisante. » (S . Tisseron)

C’est dans cet espace incontournable de la vie en ligne que Raoul et Stéphane vont fabriquer leur Théâtre, c’est dans ces contours flous qui brouillent notre perception du réel qu’ils questionneront ce monde virtuel. Un espace à la fois public et privé où les ados cherchent des coins d’intimité. En quelque sorte un espace d’intimité publique.

CIE KIOSKTHEATRE

Accueillie en résidence en 2013 pour La Tête du Roi

La Tête du Roi

Spectacle arrêté

NOUVEAUX PROJETS

// Wunderkammern

installation – spectacle autour du Cabinet des Curiosités

 Conçue pour un espace non conventionnel, l’aventure Wunderkammern est une invitation pour les curieux.
Six autels-installations se dressent pour créer un musée archaïque savamment organisé. Apparus à la Renaissance en Europe, les cabinets de curiosité étaient un  microcosme, résumé du monde où prennent place des objets de la terre, des mers et des airs au côté des productions de l’homme.
En ce lieu, l’idée n’est pas de répertorier la totalité mais plutôt de pénétrer les secrets intimes de la nature par ce qu’elle propose de plus fantastique.
Une première session d’exploration a eu lieu à la Gare Mondiale à Bergerac.
Une deuxième à La BatYsse à Pélussin.
// Tella

Ballet hypnotique – Petite forme de théâtre de Tissu

Tella est une invitation à porter un nouveau regard sur le textile, une danse où de simples bouts de tissu se mettent en mouvement et nous révèlent leur poésie.

Au fil des métamorphoses, les fragments de textile deviennent danseurs de claquettes, méduse sous-marine, paysage mouvant, fumée vaporeuse.

« Costumière de métier, j’ai eu envie d’explorer mon matériau, le tissu, autrement que par le costume, en tant que matière vivante et animée, expressive. Je veux tenter de communiquer l’émotion qu’il me procure lorsqu’il bouge. Ce recueillement hypnotique que je ressens en observant les matériaux de fil me fait parfois entrer dans un état second, une  magie sensorielle qui peut être communiquée par les artifices du théâtre. » – Marine Roussel

CIE HÉLICE THÉÂTRE

Accueillie en résidence en 2014 pour La Petite Reine

La Petite Reine

Théâtre de marionettes ambulant pour tous à partir de 5 ans

La petite reine évoque la famille, ses liens mais aussi le chemin (de vie), l’itinéraire. Dans un petit théâtre ambulant tiré par un vélo, Christelle Mélen, transformée en « trompette du roi » raconte, l’histoire d’une famille sur les routes. Elle arpente la terre à la recherche du pays où s’installer.

Spectacle en 6 épisodes qui donne à voir les 6 membres de cette drôle de famille, le roi venu du pays d’où l’on part toujours, ses deux enfants, sa mère la lune, sa nouvelle femme et leur petit dernier.

C’est à travers un processus singulier que Christelle Mélen a conçu ce spectacle, elle a fait le tour de France à vélo des lieux de compagnonnage de la marionnette.

Durant 3 000 km et en un été, elle a pédalé le texte de Catherine Anne tout en prenant le temps d’aller à la rencontre des gens (artistes, touristes, hébergeurs, passants, anonymes) croisés sur son chemin.

CIE LE POISSON SOLUBLE

Accueillie en résidence en 2014 pour MoTTes

MoTTes

Trois mottes, trois planches et deux caisses : un atelier singulier…

A l’origine ? Une motte de terre, deux compères aux mains nues y façonnent un théâtre d’argile.

Bercée, taillée, sculptée, la terre s’anime en paysages et personnages éphémères.

Ecrasée, foulée, battue, la croûte terrestre subit l’empreinte de la frénésie humaine.

De la tectonique des plaques aux temps modernes, MoTTes explore avec humour et poésie notre rapport à la Terre.

Sans paroles, la musique et le langage corporel se mettent au service du modelage et de la manipulation d’argile en direct.

NOUVEAUX PROJETS

// Crocodéon en saule mineur

Conte en musique et marionnettes

Au village, pendant les veillées, les vanniers partagent des histoires…
Marcel et son apprenti Léon vous accueillent dans leur atelier pour découvrir un brin de vannerie, et surtout pour entendre une curieuse aventure. Alors qu’il pêche tranquillement sur les berges de la rivière, Tataï, un gamin du pays aerçoit un étrange animal. Leur peur surmontée, c’est par la musique que va naitre la complicité… Mais l’arrivée de cet animal inhabituel sera-t-elle accueillie de la même manière par le reste du village ?

Deux comédiens tour à tour marionnettistes, musiciens et conteurs nous invitent à réfléchir de manière ludique et poétique sur notre vision de l’étrange, de l’étranger, de la différence.