Luce Amoros pour Sauvage

Dates de résidence au Tas de Sable : du 20 janvier au 2 février 2018
Présentation du travail : en cours d’élaboration

Luce Amoros

Après un Bac option théâtre à Strasbourg et un DEUST art dramatique à Besançon, Luce Amoros intègre la 8ème promotion de l’ESNAM de Charleville Mézières, de 2008 à 2011. À l’issue de cette formation, elle participe à la création de la Cie PROJET D. Elle participe à la création de Carbone (2012) et Pose Ton Gun (2014) et la Traque (2017). Elle est en parallèle interprète, peintre et musicienne pour la Cie Lucamoros (Strasbourg), dans Quatre Soleils, (2013). Elle joue également dans Ou je vais quand je ferme les yeux ? (2015) de la Cie Ches Panses Vertes, et réalise le son de Harmonie de la Cie Reflets Complices (2017). Sauvage est sa première mise en scène.

Générique

Mise en scène : Luce Amoros

Dessins : Lou Amoros et Luce Amoros

Musique : Jonathan Bauer (guitare, tuba, boucles, percussions)

Avec : Simon Moers et Erika Faria de Oliveira (ou Samuel Beck et Marie Godefroy, en alternance)

Lumières : Tony Black

Aide à la réflexion et à la construction : Romain Landat

Diffusion : JC Thuault

Le projet : Sauvage

Durée : en cours d’élaboration
Tout public
Théâtre d’ombres et de marionnette
D’après L’appel Sauvage de Jack London, et autres textes

Création : en cours d’élaboration

Le roman de Jack London se déroule dans la région du Yukon, en Alaska, à la fin du 19ème siècle. Cette terre est en premier lieu un territoire Inuit (nom générique qui désigne plusieurs peuplades autochtones du Grand Nord). Après la colonisation russe à la fin du 18ème siècle, puis peu après, l’arrivée des américains, il va sans dire que l’homme blanc s’est imposé dans la vie de ces autochtones et en a modifié le cours. La ruée vers l’or du Klondike, qui attira en foule les occidentaux, ne fut pas sans impact sur leur mode de vie.

Si Jack London ne l’évoque que subrepticement dans son roman, et sans prendre parti, nos premières discussions à propos de ce livre nous ont mené très vite à parler de ces autochtones. Le rapport que les « indiens » ont à « l’ animalité » est on ne peut plus opposé à la vision occidentale. L’étudier est un moyen certain de reconsidérer tout une pensée, une culture, la nôtre, et de la requestionner.

Sans vouloir s’engouffrer dans une opposition manichéenne, nos diverses lectures autour du sujet – et notamment celle du livre de Nastassja Martin Les âmes sauvages, paru en 2017 (à propos des indiens Gwich’in) – nous engagent à tenter de parsemer le récit de l’Appel sauvage de réflexions sur un différent rapport à l’animal, et de la présence d’autres êtres humains sur les terres de ce récit.

Il ne s’agit pas de prêter à ce récit une « morale », ni d’asséner un avis tranché sur cette force archaïque qui traverse les temps. Il s’agira simplement de questionner ici notre essence profonde, et de parler sans tabou de cet instinct, cet appel des origines, que tout aujourd’hui contribue à étouffer, nous faisant oublier au passage notre nature animale. Que nous sommes des êtres de chair et de sang, les animaux qui nous entourent également, et qu’oublier cela, c’est tout simplement renoncer à la vie.

Collectif Projet D

Production

Production / Collectif Projet D

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