Cie Théâtre Inutile pour Les Suites prométhéennes

Dates de résidence au Tas de Sable : du 2 au 6 avril 2018
Présentation du travail : le 5 avril 2018 à 15h30 au Tas de Sable – Ches Panses Vertes

Cie Théâtre Inutile

La Compagnie Théâtre Inutile mène depuis 2006 un travail sur les écritures scéniques, multiples et considère le théâtre comme lieu privilégié de l’émergence de nouvelles formes. Elle propose des projets de création élaborés sur le mode de l’entrainement réciproque, la co- inspiration, le partage des outils, chaque outil étant un observatoire singulier et une langue singulière : le texte, l’objet plastique, l’espace sonore, la lumière, les costumes, la scénographie, le travail d’acteur, avec au centre la marionnette qui tisse des liens subtils entre ces différentes écritures.

Car si la Compagnie s’appelle Théâtre Inutile, c’est bien parce que nous avons conscience que l’inutile dont il est question n’est pas opposable à l’utile : c’est son double sans lequel nous ne serions que pure fonctionnalité, tout comme l’invisible n’est pas opposable au visible. « L’univers n’est pas obligé d’être beau pour fonctionner » nous dit Cheng.

Et pourtant il est beau. Que serait donc un monde strictement utile ? Et à qui serait-il destiné ?

Générique

Mise en scène : Nicolas Saelens

Dramaturgie : Kossi Efoui

Musique : Stéphane Comon

Plasticien : Norbert Choquet

Costume : Marie Ampe

Scénographie : Antoine Vasseur

Conseiller artistique : Christian Remer

Régie générale : Éric Gaulupeau

Avec Angeline Bouille et Nicolas Saelens

Le projet : Les Suites prométhéennes
1. L’oubli de l’eau

Calendrier des résidences de création de Les Suites prométhéennes – 1. L’Oubli de l’eau

• du 15 au 19 janvier 2018 à La chambre d’eau (59)
Sortie de résidence : le 19 janvier 2018 à 20h à La chambre d’eau à l’occasion des 3ème vendredi

• du 2 au 6 avril 2018 au Tas de Sable – Ches Panses vertes (80)
Sortie de résidence : le 5 avril 2018 à 15h30 au Tas de Sable – Ches Panses Vertes

• du 30 avril au 4 mai 2018 à La chambre d’eau (59)

• du 7 au 14 mai 2018 à La chambre d’eau (59)

Création les 25 et 26 mai 2018
lors du Festival Eclectic Campagne(s) / La chambre d’eau (Le Favril – 59)

Prométhée est ce héros qui aima assez les hommes pour leur donner en même temps le feu et la liberté, les techniques et les arts. L’humanité, aujourd’hui, n’a besoin et ne se soucie que des techniques. Elle se révolte dans ses machines, elle tient l’art et ce qu’il suppose pour un obstacle et un signe de servitude. Ce qui caractérise Prométhée, au contraire, c’est qu’il ne peut séparer la machine de l’art.
Albert Camus, Prométhée aux Enfers.

Parmi les multiples rayons du feu prométhéen, il y a les rayons de la poésie, du rêve, de la divination… L’homme moderne, autoproclamé prométhéen, a cultivé la raison, la maîtrise et la domination de la Nature.

Mais voici qu’un verre d’eau coûte le prix d’un verre de pétrole. « Quand les calculs compliqués s’avèrent faux, quand les philosophes eux-mêmes n’ont plus rien à nous dire, il est excusable de se tourner vers le babillage fortuit des oiseaux, ou vers le lointain contrepoint des astres » (Marguerite Yourcenar) ou vers la voix de l‘eau dont la source est ici source de l’homme.

Notre époque, qui se caractérise par le triomphe de la techno-science, est aussi celle qui inaugure l’ère de l’anthropocène : l’homme comme le principal agent des mutations (biologiques, chimiques, climatiques) qui affectent la terre.

Nous sommes à une époque de dissociation et de dislocation volontaire du vivant.

Par quel prodige le feu de la connaissance est-il lui-même devenu un outil de destruction et d’autodestruction, ce feu dont l’homme contemporain a fait le symbole du progrès ?

Il s’agit pour nous de questionner les avancées de la techno-science et ce qu’elles peuvent apporter comme mirage et éblouissement à notre monde contemporain. Nous voulons re­traduire le mythe de Prométhée à la lumière de notre quotidien.

Eau, terre, air, feu

Face à la menace qui pèse aujourd’hui sur le vivant, à la possible fin de l’homme, il y a ur­gence à retrouver ce qui nous constitue, explo­rer la matière primordiale, et éprouver le mys­tère dans un monde qui se veut de plus en plus transparent. Questionner les éléments primor­diaux, eau, terre, air et feu, c’est retrouver les mythes et les récits des origines. C’est déjouer l’enfermement dans un utilitarisme sec pour entendre ce que les symboles ont encore à nous dire.

L’eau est un type de destin, un destin essentiel qui métamorphose sans cesse la substance de l’être. On ne se baigne pas deux fois dans un même fleuve parce que déjà dans sa profondeur l’être humain a le destin de l’eau qui coule … L’eau coule toujours, l’eau tombe toujours.
G. Bachelard, l’eau et les rêves.

Production

Production : Compagnie Théâtre Inutile.

Soutiens : Le Tas de Sable – Ches Panses Vertes Pôle des Arts de la marionnette / Lieu-compagnie / Compagnonage (80), La chambre d’eau (59), Centre culturel Pablo Picasso (80), Le Palace à Montataire (60), recherche de partenaires en cours…