Collectif le printemps du machiniste pour Les Présomptions Saison 2

Dates de résidence au Tas de Sable : en cours d’élaboration
Présentation du travail : en cours d’élaboration

Collectif le printemps du machiniste

Le printemps du machiniste est un collectif émergent d’artistes issus des disciplines de la danse, de la marionnette et de la musique, réunis sous l’impulsion de Louis Sergejev et Dorine Dussautoir. Le collectif rassemble côte à côte des artistes formés sur le terrain et d’autres diplômés de grandes écoles d’enseignement artistique.

En quatre ans, il réalise de nombreux projets. Dans le cadre de sa dernière création, Les Présomptions de Guillaume Poix, le collectif a reçu le soutien de Pierre Blaise, du Théâtre aux Mains Nues (Paris), du 37ème Parallèle (Tours), de Sylvie Baillon du Tas de Sable – Ches Panses Vertes (Amiens), de Frédéric Maurin et de l’Échalier, atelier de fabrique artistique (Saint-Agil), et du maître de marionnettes à gaines chinoises Yeung Fai.

Générique

Mise en scène, confection des marionnettes, scénographie et lumière : Louis Sergejev

Écriture musicale, viole de gambe et basse : Adrien Alix

Avec : Dorine Dussautoir, Cécile Morelle

Diffusion : Baptiste Bell

Artistes Associés

Graphisme : Sophie Cure

Maître de gaînes chinoises : Yeung Fai

Musique et composition : Thibault Florent

Costumier : Augustin Rolland

Sondier : Guillaume Vesin

Le projet : Présomptions Saison 2

Création : automne 2019

Les Présomptions est construit sous forme d’une série en marionnettes, composée de différentes saisons, chacune constituée à son tour de trois épisodes d’une vingtaine de minutes. Pour la saison 2, il a été décidé avec l’auteur de faire grandir les personnages.

Conçue comme une partition musicale où la choralité est un défi majeur, Les Présomptions assemble des notes jubilatoires qui s’empilent pour former tantôt une symphonie, tantôt une cacophonie, questionnant avec légèreté et rudesse notre besoin d’exister pour l’autre avant de se trouver soi-même. Après avoir exploré les terrains de la construction sociale de soi au sein d’une communauté d’adolescents, et grâce à la sollicitation enthousiaste du Printemps du Machiniste, j’envisage de prolonger l’existence des personnages croisés lors de cette première aventure. J’aimerais continuer d’interroger la notion de groupe et de traquer les micro-événements traumatiques qui font de nous des étrangers, des différents, des marginaux aux yeux des autres.

Qu’est-ce qui nous distingue ? Qu’est-ce qui nous singularise ? Comment parvenir à affirmer et assumer ses différences au sein d’une cellule qui favorise toujours le conformisme ?

Les personnages des Présomptions qui hantaient déjà des lieux vacants – un square, une berge, un couloir – se retrouveront cette fois, quelques années plus tard, devenus des représentants de la génération easy jet, dans ce que Marc Augé a identifié comme des ‘non-lieux’, ces espaces de notre modernité caractérisés par la contractualité solitaire, l’anonymat et l’éphémère.

Ce sont des halls de gare, des aéroports, des aires d’autoroutes : avatars cosmopolites des lieux quotidiens, familiers et adolescents traversés dans la première saison des Présomptions, seuils aseptisés et anxiogènes d’où partir explorer le monde.

Dans ces endroits peuplés tant d’hôtes et d’hôtesses que de voyageurs muets, notre rapport à la mobilité s’agence, notre individualité s’affirme en même temps que nous devenons interchangeables – fades ? Ici, la rencontre est un événement exceptionnel, elle surgit comme un inédit, manière de tuer le temps ainsi que l’espace qui nous contient.

Manière de défier les proportions inconcevables qui nous transforment en particules de poussière. Dans ces non-lieux qui se ressemblent quasiment tous, unis par l’universalité d’un code architectural, quel sens peut prendre la rencontre d’autrui ? Est-ce que ces lieux génèrent un langage uniforme ? Est-ce que l’inédit peut surgir, est-ce que nos présomptions langagières, syntaxiques et stylistiques seront battues en brèche ? Pourrons-nous nous extraire des gaines de l’individualisme high-tech ? C’est tout le sens de la quête d’écriture que je souhaite engager.

Guillaume Poix

Production

Actuellement à la recherche de soutiens à la production pour la saison 2 de la série Les Présomptions.
Soutien / Le Tas de Sable – Ches Panses Vertes, Pôle régional des Arts de la marionnette.