LES TERRES FORTES

Création : 2005

Générique

Texte :
Catherine Zambon

Mise en scène :
Sylvie Baillon

Musique :
Karine Dumont

Assistanat à la mise en scène :
Nicolas Saelens

Lumières :
Yvan Lombard

Scénographie :
Eric Goulouzelle

Vidéo :
Véronique Lespérat-Hequet

Photos :
Mickaël Troivaux

Travail ethnologique :
Delphine Crublet

Avec, les comédiens et musiciens amateurs :
Guilain Adémard, Viviane Bréant, Nyla-May Bulliard, Timé Bulliard, Xavier Bulliard, Vincent Calmelet, Adeline Da Silva, Eliane De Cacqueray, Julie De Smet, Marie-Françoise Devin, Chantal Drouvroy, Anne-Marie Estevens, Basile Feuilloy, Eva Foucher, Philippe Georget, Cathy Godin, Isaline Godin, Antonin Goulouzelle, Armelle Hottier, Corentin Lecomte, Françoise Lecomte, Yvan Lecomte, Bastien Lemaire, Coraline Lemaire, Joséphine Mazgaj, Aurélien Menna, Jean-Nicolas Merly, Aurélien Momeux, Camille Philippe, Fabrice Poulain, Alexandre Prouillet, Audrey Salquero, Willfrid Salquero, Anaëlle Thomas, Clotilde Varoux

A l’origine, le projet « Paroles de Betteraves »…un acte culturel qui s’inscrit dans la lignée des histoires de vie ; il s’agit, en effet, de saisir avant qu’il ne disparaisse les fragments d’un patrimoine humain encore ignoré voire méprisé. C’est la mémoire collective de la culture et de l’industrie sucrière qui est le substrat de ce travail ; y est retracé le vécu des ouvriers de la betterave. La culture betteravière a marqué la Picardie, elle a connu une période dorée avant d’amorcer un inexorable déclin, elle constitue une identité de cette terre.

Durant une dizaine de mois, la mémoire a été collectée au cours de veillées-objets au café du village auxquelles assistaient d’anciens employés de la sucrerie de Crisolles ainsi que de nombreuses personnes intéressées par le récit de leur vécu. Ces paroles ont été recueillies par Catherine Zambon, complétées par des interviews, travaillées par le rêve de l’écrivain et pris forme en une pièce de théâtre, Les Terres Fortes, que Sylvie Baillon a mis en scène. Ce sont des comédiens et musiciens amateurs et d’anciens employés de la sucrerie qui sont montés sur scène et ont en quelque sorte « joué » leur vie. Plusieurs générations se sont rencontrées sur ce travail (le plus jeune est âgé de 6 ans, la plus âgée a 72 ans). Le spectacle a été créé les 4 , 5 et 6 Novembre 2005 à Crisolles dans l’ancienne forge de la sucrerie, un des derniers vestiges de cette usine. Le spectacle a ensuite tourné en Picardie et a même été joué en Pologne.

Le spectacle a été la clé de voûte de l’édifice construit par ce projet : il a permis une circulation de parole, la transmission d’un vécu, le lien entre différentes générations. Mais il n’en a pas été le seul aboutissement. Une exposition photographique, un ouvrage et un document vidéo l’ont accompagné.
Au delà d’un travail de mémoire vivante et de ces créations artistiques qui en ont résulté, ce type de projet vise une appropriation de leur propre histoire pour ceux qui portent témoignage et qui, grâce à ce geste, prennent un recul sur leur vie, une approche sensible de l’histoire humaine pour ceux qui y entendent les échos d’une humanité universelle.

Production

Production / Souffler n’est pas Jouer. Coproduction / Ches Panses Vertes, Tas de Sable, Sources et Vallées. Avec le soutien de la DRAC Picardie, du Conseil Général de l’Oise, du Conseil Régional de Picardie, de la Commune de Crisolles.