ET CEPENDANT

Création : octobre 2010

Générique

Texte :
Alain Cofino Gomez

Mise en scène :
Sylvie Baillon assistée par Fabienne Muet

Avec :
Yngvild Aspeli & Éric Goulouzelle assisté par Pierre Tual

Chorégraphie :
Léone Cats Baril

Chant :
Caroline Chassany

Danse :
Léone Cats Baril

Violoncelle et viole de gambe :
Laurent Rannou

Scénographie :
Antoine Vasseur

Marionnettes :
Éric Goulouzelle

Création costume :
Sophie Schaal

Création musique :
Katerini Antonakaki

Création lumières :
Yvan Lombard

Création vidéo :
Véronique Lespérat-Héquet

C’est une rêverie scénique que j’aimerais faire.
Un oratorio. Pour la forme oratoire et célébrante. (…) Du chant et du violoncelle pour raconter cette humeur.
De la danse bûto pour voir ce travail du temps sur les corps.
Des voix disant et des marionnettes pour la légèreté des représentations.
De la vidéo pour une mise à distance spatiale et temporelle…
Pour cette rêverie scénique.

Sylvie Baillon, mai 2008

SYNOPSIS

Et cependant est une rêverie scénique de Sylvie Baillon sur “le vieillir”. Sur un texte écrit par Alain Cofino Gomez (commande d’écriture), auteur avec lequel elle a déjà collaboré (Féminins – Masculins, 2004), elle a souhaité réunir au plateau les éléments maîtres de son écriture scénique : marionnette, vidéo, chant, danse buto et violoncelle. Huit dialogues philosophiques portés par les marionnettes à divers âges de la vie charpentent ce poème scénique. Et les mots, les corps, les images et la musique proposent autant d’échappées pour mieux appréhender peut-être ce que c’est que vieillir. «On n’échappe ni à la mort, ni à la naissance lorsque l’on peut se penser vivant…», nous livre l’auteur de ce «texte à mûrir», qui entend bien ne pas aborder la vieillesse sous l’ordre de la perte – perte de vitalité, perte de liberté – mais plutôt par le registre du bénéfice – sagesse et équilibre. Comme si vieillir s’apparentait à une sieste au creux du monde, un voyage de l’enfance dans le monde des adultes, quand le corps n’impose plus sa vitalité et que l’esprit peut enfin vagabonder sur les chemins de traverse de la vie.

Production

Production déléguée / Le Tas de Sable – Ches Panses Vertes, Pôle des arts de la marionnette en région Picardie, Lieu compagnonnage marionnette. Coproduction / Spectacle Vivant en Picardie et TJP de Strasbourg – CDN d’Alsace. Avec l’aide de la SPEDIDAM. La SPEDIDAM (Société de Perception et de distribution des Droits et des Artistes-Interprètes) est une société d’artistes qui gère les droits de l’artiste interprète en matière d’enregistrement,de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées.Résidence de création / Maison de la Culture d’Amiens – Centre de création et de production. Avec le soutien du Pôle Jeune Public du Revest-les-eaux. Remerciements à la Maison du Geste et de l’Image, au Théâtre La Licorne et à l’Orchestre de Picardie.

(…) un excellent violoncelliste pour des musiques retenues et transcendantes (…)… Le son chaud, mûr en même temps qu’enroué et tiraillé des cordes renvoie à l’idée même du corps vieillissant. […] Une danseuse bûto offre son corps comme tableau (…), on peut y voir, le temps qui passe, les plis de la peau se former, les gestes convulsifs qui précédent la mort enfin, le retour à l’enfance, au fœtus : départ vers un éternel recommencement… […] cette danseuse qui, dans l’œil sépia de la caméra, prend une dimension historique, vestige d’un temps passé dans une danse du dernier souffle.
Toutes ses expressions artistiques s’animent pour éveiller la langue du texte, chacun y va de son moment et on passe d’une idée à une autre le temps de cligner des yeux.

Camille Hazard

Avec un texte plein d’humour et de dérision, (…) l’auteur [Alain Cofino Gomez] ouvre un dialogue sur le thème de la vieillesse (…).

Candice Cazé

JDA 06/10/2010