Drames Brefs 2

Création : 2002

Générique

Texte :
Philippe Minyana

Mise en scène :
Sylvie Baillon

Dramaturgie :
Raymond Godefroy

Scénographie :
Jean-Marc Chamblay

Marionnettes :
Eric Goulouzelle

Assistante pour les marionnettes :
Marie-Do Corbillon

Musique :
Etienne Saur

Lumière :
Yvan Lombard

Images :
Véronique Lespérat-Hequet

Affiche :
Georges Baillon

Stagiaire :
Krystin Fredricksson

Avec
Eric Goulouzelle
Junie Monnier

SYNOPSIS

Huit petits drames pour raconter un petit évènement qui a fait basculer une vie : la mort d’un ami, la demande de pardon d’un père, un accident bête à l’armée… ce petit moment décisif qui n’a l’air de rien mais où il y a un « avant » et un après…
Des personnages comédiens ou marionnettes qui reconstituent ces évènements en lisant des lettres, en regardant des photos, parce que la seule façon de tenir debout dans ce monde est de parler, de se construire une langue propre. Ou prendre conscience qu’on est plus parlé qu’on ne parle vraiment.

Sylvie Baillon

Il y a un grand cadre, la scène est un tableau en volume, avec ses mises en abîmes… un désordre de caisses, de boîtes, d’étagères, de vieux mobiliers fragmentés, jonchent le sol. Il fait sombre et ils sont coincés dans leurs boîtes…
entre les drames on déménage, on ne sait pas trop bien où mettre toutes ces choses encombrantes, alors il faut fouiller, traîner, pousser, tirer, ouvrir et inventorier. Il y a les objets qu’on jette et ceux qu’on regrette d’avoir jeté, des objets qui imagent des bribes de vies, et des images qui ont pour objet la fragmentation des souvenirs. Au fond s’érige un mur à l’équilibre douteux d’une barricade, où ils entassent au fur et à mesure les espaces qu’ils ont manipulés. Dans ses fragments d’espaces familiers, les acteurs et les marionnettes vivent et racontent, se jouant librement des rapports d’échelles, dans des situations aussi cocasses qu’elles peuvent être effrayantes. Ici une valise est une terre natale, là-bas un fauteuil respire, ou le ventre d’un alité devient un sol d’hôpital, ou une caisse à trois dimensions pour trois espaces différents; ou dehors et parfois dedans et vice-versa.
Des objets-matériaux et des images usés par le temps, chargés de sensations et de sens, pour une matière à doute, entre humour, drame, et étrangeté du réel pour servir l’esprit de l’auteur et de la mise en scène.

Jean-Marc Chamblay

Production

Coproduction / Ches Panses Vertes – Maison du Théâtre d’Amiens. Co-réalisation / la Maison de la Culture d’Amiens. Avec le Conseil Régional de Picardie