Jurate Trimakaite pour La mort, je n’y crois pas

En compagnonnage : de Janvier à Juin 2016
Dates de résidence au Tas de Sable : du 16 au 22 mai 2016
Présentation du travail : création 23 mai 2016 – Spectacle d’inauguration du festival Marionnettes en Chemins

Jurate Trimakaite

En 2002, Jurate Trimakaite intègre une école de dessin où elle suit une formation de quatre ans. Elle suit ensuite un stage d’un an à l’Académie d’Art de Vilnius où elle y approfondit les techniques de dessin et de peinture à l’huile. Entre 2004 et 2005, elle participe à un groupe de théâtre amateur dans son lycée. En 2006, elle intègre la formation de comédienne à l’Académie de Théâtre de Vilnius. En 2010, elle obtient son diplôme de comédienne. Dès sa sortie, elle intègre la troupe permanente du Théâtre de marionnette de Vilnius et poursuit en parallèle un Master universitaire d’actrice de cinéma, qu’elle obtient en 2013. En 2011, elle entre alors à l’École Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette, de Charleville Mézières dont elle sort diplômée en 2014 avec le solo La Mort, je n’y crois pas. C’est cette forme courte qu’elle souhaite reprendre dans le cadre de son compagnonnage pour la développer en forme longue et aborder de nouvelles facettes de la création.

© Véronique Lespérat-Héquet // Inauguration festival Marionnettes en Chemins (mai 2016)

© Le Tas de Sable – Ches Panses Vertes // au foyer de vie Le Château Blanc à Flixecourt (80)

Avant de la découvrir sur scène ou lors d’un atelier, voici quelques éléments pour mieux la connaitre !

Peux-tu nous raconter ton parcours, comment la marionnette est venue à toi ?

Je suis diplômée de l’Académie de Musique et de Théâtre de Vilnius, en tant que comédienne. Je décide de continuer mon parcours avec un master théâtre. Durant un des cours, je rencontre Johanny Bert, qui nous présente son travail théâtral associant la marionnette. J’ai tout de suite trouvé cela « génial ». Après mon master, je travaille au Théâtre « Lélé » de Vilnius, un théâtre de masques, d’ombres et de marionnettes, qui m’a permis de m’immerger un peu plus dans l’univers marionnettique. C’est la rencontre avec des élèves de la 8ème promotion de l’ESNAM lors du festival Metamorfozy Lalek, en Pologne, qui a déclenché en moi l’envie de faire de la marionnette et d’intégrer la promotion suivante.

Quelle est ton approche artistique ?

Étant d’abord comédienne avant d’être marionnettiste, je m’intéresse énormément à la place de la marionnette dans la dramaturgie. S’interroger sur le « pourquoi » utiliser une marionnette à la place d’un comédien : qu’apporte-t-elle que le comédien ne pourrait pas apporter ? Peut-elle faire des choses qu’un comédien ne pourrait pas réaliser ? Quand est-ce que l’on en a vraiment besoin ? C’est dans ce questionnement que je trouve la vraie force de la marionnette, car elle n’est alors pas qu’un simple outil dans une mise en scène, elle apporte un véritable « plus » à la dramaturgie.

Qu’attends-tu de ton compagnonnage avec le Tas de Sable – Ches Panses Vertes ?

A la fin de mon parcours à l’ESNAM, j’ai crée une forme brève, « La Mort je n’y crois pas », un solo pour lequel j’ai collecté une grande quantité d’informations et d’interviews autour d’un thème qui me touche énormément : les mémoires d’anciens enfants ayant vécu un voyage difficile ; celui du Goulag. Dans le cadre du compagnonnage, je souhaiterais poursuivre ce travail que j’ai commencé et en développer une forme longue ; la forme brève ne permettant pas d’utiliser toute la matière que j’ai récolté, ces témoignages, et que je désire transmettre à travers un spectacle de plus grande envergure.
En parallèle, je vais mener divers ateliers, qui vont me permettre de travailler avec des personnes avec qui je n’ai pas l’habitude de travailler. J’ai mené, par exemple, un atelier avec des enfants sourds, c’était une expérience géniale, on rencontre des gens formidables, d’une immense sensibilité, et j’en suis ressortie grandie.

Quels sont tes projets à plus long terme ?

En 2017, je mettrais en scène un spectacle de marionnettes à Vilnius, commandé par un théâtre. Je travaille également avec d’autres compagnies, qui ont de nombreux projets auxquels je participe.