Générique

Mise en scène :
Thierry Mercier

Avec :
Adeline Bargeas, Eva Castro, Thierry Mercier, Philippe Millat-Carus, François Rousseau, Olivier Sellier.

Dramaturgie :
François Rouget

Vidéo :
Nicolas Barreau & Yuka Toyoshima

Création lumière :
Philippe Montémont

Création sonore :
Fabrice Planquette

Création marionnette :
Sophie Matel

Scénographie :
Thierry Mercier

Costumes :
Adeline Bargeas

Cie la Chrysalide pour Procès Ivre

Dates de résidence au Tas de Sable : ddu 16 au 26 novembre 2011

Cie la Chrysalide

Créée en 1995 et implantée à Amiens par Sophie Matel et Thierry Mercier, La Chrysalide est une compagnie de théâtre professionnelle qui se revendique du théâtre populaire. Elle puise son inspiration dans l’écriture contemporaine, qu’elle soit dramatique ou romancée et elle a le souci de la diversité des publics auxquels elle s’adresse. La compagnie pratique un théâtre où les mises en scène relèvent de l’artifice – un théâtre qui est le contraire de la vie, qui fait du drame textuel un devenir, un théâtre qui est le lieu des possibles – en développant un travail artistique (esthétique et poétique) ancré sur les constructions et les différents rapports narratifs liés à la création ; le jeu d’acteur, la marionnette, les matériaux de la technique (son, lumière, vidéo).

http://www.compagnielachrysalide.fr/

Le projet : Le Procès Ivre

Création : du 4 au 8 février 2012 au Centre Culturel Jacques Tati à Amiens (80)

«Thriller» théâtral ficelé par Dostoïevski dans Crime et Châtiment en 1866 puis revisité par Koltès en 1971, Procès Ivre offre une plongée dans la Russie du XIX° siècle où meurtre, amour, enquête et aveux sont au rendez-vous. « Raskolnikov, jeune étudiant décide d’assassiner une vieille femme : Aliona Ivanovna. Hanté par son crime, Raskolnikov n’a de cesse de s’interroger sur son acte. Commence alors pour lui une incessante fièvre entre passé, présent et futur qui se traduit par une série de convocations des personnages qui marque son être. Dans ce texte la question centrale est celle de l’aveu et d’être au monde».
La fiction de Dostoïevski est diffractée par le prisme du délire de Raskolnikov. L’écriture théâtrale est fragmentée, les séquences s’enchevêtrent ou s’enchaînent de façon fiévreuse, les personnages surgissent dans leur étrangeté. L’aspect de réalisme halluciné de Crime et Chatiment marqua certainement Koltès dont presque toutes les pièces ont quelque chose d’un cauchemar éveillé. Le jeu d’écriture et de dialogue de Koltès n’hésite pas à reconstituer un passé enfoui ou anticiper un futur résolu avec un Raskelnikov metteur en scène de sa propre vie. Ces flash-backs et/ou forwards sont des procédés typiquement cinématographiques et Koltès agit le continuum temporel. La reconstitution – au sens policier du terme – apparaît à la toute fin de la pièce avec l’évidence d’un puzzle achevé. La pièce est, en quelque sorte, une convocation pour une confrontation à la Vérité du monde et surtout à la prise de conscience de l’acte meurtrier. Koltès partage avec l’auteur russe un déchirement entre la tentation du nihilisme le plus radical et l’appel obstiné d’une autre condition pour l’homme. La pièce exprime un rapport vertigineux à la transgression comme la seule réponse disponible au désespoir. Raskolnikov a une manière enragée de faire sortir le monde de ses gonds, une façon scandaleuse de dire que quelque chose doit changer et le peut.

Production

Production / Compagnie la Chrysalide. Co-production : Centre Culturel Jaques Tati, Théâtre des Poissons.