Kollektif Singulier pour Ec=1/2mv2

Dates de résidence au Tas de Sable : du 19 au 23 septembre 2011

Le Kollectif Singulier

Le Kollectif Singulier est un groupement d’artistes transdisciplinaires (arts plastiques et visuels, théâtre, photo, cirque…). Il se crée en 2008 dans un contexte de difficultés économiques accrues notamment dans le milieu artistique, et dans un but de mutualisation des moyens de chacun. Il souhaite travailler sur des formes artistiques hybrides et pluridisciplinaires et autour des écritures théâtrales contemporaines..

http://kollectifsingulier.e-monsite.com

Le projet : Ec=1/2mv2

Création : les 18, 19 et 320 janvier 2012 à la Maison du Théâtre d’Amiens (80)

Le projet Ec=1/2mv2 est né d’un « Crash Texte », collaboration du Kollektif Singulier avec le Centre de Ressources de la Maison du Théâtre d’Amiens autour des écritures théâtrales contemporaines. Un Crash Texte, c’est une sorte de performance courte, résultat d’un travail de mise en matière riche des différentes composantes artistiques d’un laboratoire mené par une dizaine d’artistes, pendant une dizaine de jours, autour d’un texte contemporain non édité, à la Maison du Théâtre d’Amiens. Cinq Crash Textes ont eu lieu à ce jour.

Le troisième s’est déroulé à la en avril 2010 autour d’un texte de Karin Serres pour le jeune public, choisi par la Maison du Théâtre : Le Noyau. L’auteur, présente à la restitution, dit son enthousiasme, la pertinence et l’audace de la réalisation, l’intérêt de faire « exploser » les textes. Le public (environ 60 personnes) parait conquis par l’expérience. L’essai est concluant. Une nouvelle dynamique se met en place, il semble que le concept soit exportable et puisse intéresser différents réseaux de diffuseurs et être partagé par un plus large public. Le Kollektif singulier se lance dans un travail de création à partir d’une ré-écriture du ‘Noyau’ de Karin Serres, par elle-même : Ec=1/2mv2.

«Pourquoi ce titre ? Parce que ce que je vais travailler maintenant, en retour de boomerang, tournera doublement autour de l’énergie cinétique : nourrie par l’énergie théâtrale dont m’a chargée le premier Crash Texte, je vais écrire sur l’énergie de la rencontre entre Cerise et Olivier, dans la salle d’attente de l’hôpital désert. Sur la façon dont leurs phrases s’envolent dans l’air, dont ils se lancent des mots épars, puis plus ciblés. Interroger les échos de l’explosion du ‘Noyau’, ses ondes de choc dont mon écriture d’aujourd’hui doit encore vibrer. Travailler le coeur de la matière théâtrale : paroles/didascalies/images/sons/pensées/sensations, chercher comment tout cela se croise sur un plateau et dans une histoire, ou se survole, ou s’enveloppe, ou se creuse ou se télescope… J’ai envie que la forme même de mon écriture change, nourrie par le choc artistique éprouvé et partagé par ceux, les mêmes, qui re-projetteront ce second texte cousin ou frère du premier Noyau contre les mur de la cage de scène pour révéler son coeur brûlant, éprouver sa force et le faire rebondir à nouveau.» Karin Serres, septembre 2010

«Transformer des substances en nouvelles substances, dans un organisme vivant. Voilà donc une jolie formule pour décrire le Crash Texte #3, mais aussi pour expliquer le choix de poursuivre le compagnonnage avec Karin. Le texte ingéré se purge. Ce qui est évidemment palpitant dans cette histoire est notre relation à l’écriture. (…) Repartir pour un nouveau Crash Texte, ensemble, c’est affirmer ce pari artistique et cette recherche profonde sur le sens de nos histoires et la manière/matière pour les raconter, qui nousmotivent et qui nous lient, comme des énergies rares qui vont nous nourrir, nous faire avancer et que nous nous sentons chanceux de pouvoir partager avec le public auquel nous ne cessons de penser, destinataire de notre racontar conjugué.» Ludovic Darras, septembre 2010