Générique

Conception :
Maud Hufnagel et Thomas de Broissia

Et Compagnie pour Impossible (provisoire)

Dates de résidence au Tas de Sable : du 16 au 22 mars 2011 et du 2 au 8 mai 2011

Maud fait partie de ces artistes à qui je dirai toujours oui pour un travail au Tas de Sable. Parce que j’aime son univers et son exigence. Sa façon douce et violente de parler du monde ! On se souviendra longtemps par exemple de « Petit Pierre » présenté dans le cadre de Marionnettes en Chemins.

Sylvie Baillon

Et Compagnie

Après des études universitaires de lettres et d’arts du spectacle, Maud Hufnagel intègre l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette à Charleville-Mézières dont elle sort diplômée en juin 2002. Elle travaille comme marionnettiste (interprète ou plasticienne) avec des compagnies de théâtre, de cirque ou de marionnette (avec Lucie Nicolas, Laurence Mayor, le Théâtre de Sartrouville, l’Arkal – Christian Gangneron, Cie Baro d’Evel, l’académie Fratellini, Cie l’Art en gaine …). Elle crée une petite forme solo, La mastication des morts de Patrick Kermann, qu’elle tourne de 2003 à 2006. Depuis Janvier 2007, elle tourne comme comédienne le spectacle Petit Pierre, co-mis en scène avec Lucie Nicolas présenté à Marionnettes en Chemins en 2008. Elles poursuivent leur collaboration sur le spectacle Pisteurs, enquête marionnettique dans le monde du cirque réalisé à partir d’entretiens menés avec des circassiens sur la thématique du risque ; un spectacle travaillé au Tas de Sable et programmé dans le cadre de Marionnettes en Chemins. Elle fonde sa propre compagnie : Et compagnie.

http://www.et-compagnie.org/

Le projet : Impossible (provisoire)

Création : début 2013
Spectacle tout public à partir de 10 ans

Impossible (provisoire) est un projet que Maud Hufnagel a conçu et mène avec Thomas de Broissia. Il est né du désir de parler de l’utopie, de la force et de la nécessité de l’imaginaire, des rêves d’enfants, de la confrontation avec l’impossible… Un point de départ à cette volonté : Don Quichotte, ce personnage mythique qui ne voit la réalité qu’à travers le prisme de son imagination et confère au moindre objet le plus banal une signification ou une force magique pour faire exister son univers ; ce héros qui se rêve chevalier et se coupe d’une réalité plus communément partagée pour ne plus vivre que dans son réel déformé par l’imaginaire. Loin de souhaiter monter l’oeuvre de Cervantes, l’équipe rêve à une « fable Don Quichottesque », faite de contes et haîkus écrits sur les thématiques et centres d’intérêts tractés par ce personnage, sur les questions qu’ils suscite : n’est-on pas toujours mu par ces rêves impossibles, idéaux, utopiques ? Mais jusqu’où y croire pour continuer à rester dans le réel ? Où se situe la frontière ? Où commence la folie ? Quels en sont les contours ?

Cette fable, ils souhaitent l’adresser à des enfants sur le point de sortir de l’enfance. Dans l’enfance le rêve et la réalité ont de multiples passerelles, le jeu fait partie de la vie, on y rentre, on en sort, l’imaginaire va et vient, cohabite avec le réel en toute liberté. Enfant, face à l’impossible réalisation du rêve, on rebondit sur un autre rêve assez facilement ou le rêve continue même face à l’impossible, se transforme ou se satisfait dans l’imaginaire. Adulte, ces rêves nous habitent-ils encore ? Comment négocie-t-on avec la nécessité de rêver l’impossible et la conscience du réel, de ses limites ? Comment accepte-t-on encore cet impossible? Comment continue t-on à s’y confronter ?
A partir de 10/12 ans, les impératifs de la société commencent à gagner du terrain, on commence à devenir grand. Qu’est-ce que devenir grand ?
Est-ce abandonner ses rêves d’enfant ?
Il s’agira de parler à des enfants des rêves d’adultes. Du besoin de l’adulte de chercher à réaliser des rêves impossibles, démesurés, utopiques.

Pour questionner ce rapport à l’impossible et notre besoin d’utopie, ils ont choisi pour l’univers plastique du spectacle, d’avoir recours à différentes techniques qui , par des jeux d’illusion, de « magie », de distorsion nous ramènent à la puissance de l’imaginaire alors même qu’elles rivalisent de simplicité ou dévoilent leurs rouages dont, en réalité, on ne peut être dupes :

  • de la vidéo sur le plateau pour l’univers intérieur imaginé auquel elle peut faire écho
  • du dessin en direct sur table lumineuse, capté par une petite caméra et projeté sur un écran pour montrer en direct un univers imaginaire en train de se construire, un rêve qui prend forme et avec lequel on peu jouer
  • du théâtre d’ombre pour la dimension onirique que procurent les jeux d’ombre et de lumière
  • des mécanismes « magiques » de manipulation
Production

Production / 16 rue de Plaisance – les Frères Pablof. Coproduction / Le Centre culturel Athéna d’Auray / La maison des Arts et la ville de Saint-Herblain. Avec le soutien du Tas de sable – Ches Panses Vertes, Pôle des Arts de la marionnette en Région Picardie missionné par le Ministère de la Culture et de la Communication au titre du Compagnonnage marionnette / Le TJP centre dramatique nationale de Strasbourg / Le Bouffou Théâtre à la coque à Hennebont / La Quincaillerie Compagnie Papier théâtre au Vieux Marché / Le CREAM de Basse Normandie à Dives-sur-Mer / la DRAC Bretagne pour le dispositif projet artistique et culturel à l’Ecole / l’inspection académique du Morbihan et l’Ecole Joseph Rollo d’Auray / la Région Bretagne.