Générique

Conception, composition, interprétation :
Katerini Antonakaki

Complice artistique, regard extérieur, régie :
Sébastien Dault

Film animés :
Claire Jany

Photographies :
Mickaël Troivaux

La main d’oeuvres pour zEden2+

Dates de résidence au Tas de Sable : du 2 au 21 juillet 2012 et du 27 août au 9 septembre 2012

La main d’oeuvre

La main d’œuvres est une association de recherche et de création défiant les lois de l’équilibre. Centrés sur des obsessions d’espace et de temps, Katérini Antonakaki, diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette et Sébastien Dault, diplômé du Centre National des Arts du Cirque, créent des objets scéniques – spectacles hors normes – où les arts plastiques, l’acrobatie, le théâtre d’objets et la musique se rencontrent dans une sorte de cirque poétique d’objets.

La main d’oeuvres a déjà été accueillie en résidence au Tas de Sable en 2008 pour son spectacle Debout de bois et en 2010 pour son spectacle Environ 0,618. Dans la lignée de ce dernier spectacle Katerini Antonakaki revient au Tas de Sable pour travailler sur une performance insolite, axée sur la recherche sonore liée au corps et aux arts plastiques. Co-responsable de La main d’œuvres depuis 2008 et ex co-directrice d’Eclats d’Etats (1998-2007), elle mène ses recherches sur la musicalité de la scénographie à travers le théâtre d’objets, d’espaces et de mouvement. Ses spectacles – invention scénographiques chorégraphiées – ont été présentés à de nombreux théâtres et festivals en Europe, en Tunisie et à New-York.

En 2014-2015, La main d’œuvres est accueillie en résidence pour sa dernière création Les Insomnies.

http://www.lamaindoeuvres.com/home.html

Le projet : zEden2+

Création : octobre 2012 au Théâtre Dunois, Paris

Dans un jardin très vert, une femme en jaune – cantatrice, instrumentiste chorégraphiée et horticultrice de sons – déplie ses rêves et ses pensées. Au fur et à mesure que cette femme insolite se promène dans ses pensées, les espaces apparaissent, glissent et s’entrelacent. Elle traverse les espaces et les relie par des bribes d’idées instantanées. Elle forme des abris, des coins d’ombres, des jeux de lumières, dessine des parcelles de paysage… Ici une chaise qui arrête le temps, invitation à un autre point de vue de ce que l’on regarde. Là un puit mobile en zinc d’où surgissent les mémoires du monde. Plus loin une serre renversante. Le jardin intérieur qui s’élabore ainsi est fabriqué en zinc (Zn2+), cultivé sans terre ni racines, posé sur des palettes à roulettes à combiner selon les plans d’un jardin initiatique, tel un projet d’Eden solitaire à inventer (zEden2+). Dans cette atmosphère qui oscille entre l’onirique et l’étrange, Katerini Antonakaki déambule avec ses objets et offre un récit simple et ludique, touchant à l’imaginaire et aux mythologies intimes des spectateurs. « Au jardin des temps intimes où il ne se passe rien, les instants où l’on s’oublie, des suspensions pour entendre l’herbe pousser. Une femme – horticultrice d’un laboratoire d’écoute de sons furtifs. Un espace – qui se forme et se déforme orchestrant les silences. Un objet – dispositif à révéler l’insolite. »

Production

Production / La main d’œuvres. Avec le soutien de la Maison du Théâtre, du Safran et du Tas de Sable – Ches Panses Vertes.

L’association La main d’œuvres est subventionnée par le Conseil Régional de Picardie, la DRAC Picardie, le Conseil Général de la Somme et Amiens Métropole.