Générique

Montage et mise en scène :
Luc Laporte

Textes :
Antonin Artaud

Regard extérieur :
François-Noël Bing

Son et musique :
Fred Costa

Marionnettes :
Aline Bordereau et Ma Fuliang

Regard scénographique :
Thierry Dufourmantelle

Décor :
Cyrille Bosc

Costumes :
Loïc Nebreda

Lumière :
Laurent Patissier

Avec :
Luc Laporte
et Léa Ros

Cie ContreCiel pour Avis de messe marionnetique

Dates de résidence au Tas de Sable : du 16 au 30 novembre 2009
Présentation du travail : le 30 novembre 2009

Cie ContreCiel

Créée en 1995 par Luc Laporte, la Compagnie Contre Ciel inscrit sa pratique dans le renouveau des arts de la marionnette. Sa recherche s’ancre dans le champ des écritures contemporaines, du théâtre marionnettique, de la création  musicale et des arts visuels. En direction des jeunes spectateurs, ContreCiel défend l’exigence d’un théâtre professionnel de qualité et développe l’idée de spectacle à plusieurs niveaux de lecture, tout public à partir de 7 ans, enfants et adultes réunis dans un  même plaisir  de théâtre. La Compagnie Contre Ciel met en œuvre un théâtre ludique qui interroge l’homme et la société d’aujourd’hui  par une thématique sensible et universelle, un théâtre conscient de son rôle de passeur et d’éveilleur d’enfances. Sa  recherche est celle d’une écriture spécifique au théâtre de marionnettes où le mot, l’image, la musique et l’acteur  composeraient une forme dramatique pleine et rayonnante. Avec Avis de messe marionnettique et le projet de mise en scène de la pièce d’Anokh Levin, Les souffrances  de  Job, ContreCiel s’adresse à l’adulte avec la même attention qu’elle le faisait pour l’enfant.

A côté de son travail de création, la compagnie ContreCiel organise des stages.

La Compagnie Contre Ciel a bénéficié de l’aide à la création, à la diffusion et à l’écriture de la DMDTS, de la DRAC Ile-de-France, de ARCADI (Action régionale pour la création et la diffusion en Ile-de-France), de l’ADAMI, de la SACEM, du Secrétariat d’Etat à la Francophonie, de la Ville de Paris ainsi que de nombreux Théâtres Municipaux et de quelques Scènes Nationales.

www.contreciel.fr

Le projet : Avis de messe marionnetique

Création : du 12 au 21 février 2010 au Local (Paris)
Public adulte

« Le désir du spectacle est venu à l’écoute de l’enregistrement de Pour en finir avec le jugement de dieu. Qui pour incarner cette voix, quel corps pour porter ce cris ? Qui, si ce n’est un pantin, un vieux machin trop humain machiné de la tête aux pieds, une marionnette.

Le travail préparatoire à la mise en scène s’est construit autour de quelques idées récurrentes des écrits de cette époque : en particulier les notions d’analphabète et du pied de la lettre. Il en découle une forme naïve et décalée de mimésis et l’envie de mener un travail sur le burlesque comme genre d’essence tragique. Il est question de l’éclatement du sujet, de diffraction de la conscience, d’enchevêtrement des plans. Aux questionnements sur l’être, sur l’apparence et la surface, l’absence de profondeur, le corps, ses doubles et ses organes, la marionnette, dans sa conjonction même, offre une représentation possible et une troublante mise en abîme. »

Luc Laporte

Avec Avis de messe marionnettique, projet né de la volonté de Luc Laporte de «mettre en marionnettes certains textes d’Antonin Artaud», ContreCiel change de son optique habituelle en s’adressant à un public adulte.

Avis de messe est dans les états préparatoires l’un des titres de Pour en finir avec le jugement de dieu , l’émission qu’Antonin Artaud  enregistra avec Roger Blin, Maria Casarès et Paule Thévenin en novembre 1947 pour la Radiodiffusion française . L’émission fût interdite puis officiellement diffusée  le 6 mars 1974 sur France-Culture. “ C’est d’abord une messe inversée, une messe noire et athée. Messe, émission, l’étymologie est en effet la même ( du latin mittere: envoyer, renvoyer): renvoyer la foule des fidèles (ite missa est), produire des sons, renvoyer des ondes.” Evelyne Grossman.

Les fragments de textes qui composent l’écrit du spectacle sont de la période dite du «retour à Paris» de l’auteur, des deux dernières années de sa vie, de mai 1946 à mars 1948. L’équipe artistique a cheminé dans le corps de l’œuvre suivant la piste marionnettique pour construire « un vieux guignol machiné de la tête au pied », qui se dit analphabète indécrottable, qui est homme et ne comprend pas et va sans cesse répétant : « qu’est-ce que la vie, où sommes-nous , qu’est-ce qu’il y a ? ».

Les textes préparatoires au projet sont téléchargeables ici.

Production

Production / Compagnie ContreCiel. Avec le soutien du Tas de Sable – Ches Panses Vertes, de La Maison des Métallos, et du Local à Paris.