Charlotte Pronneau pour Un femmes

Dates de résidence au Tas de Sable : du 2 au 4 février, du 6 au 16 avril, du 20 au 25 avril, du 25 avril au 1er mai et du 22 au 27 juin 2009
Deuxième résidence : du 5 au 11 octobre 2009
Présentation du travail en cours : le 22 juin 2009

J’ai rencontré Charlotte Pronau quand j’étais chargée de cours à la fac d’Arras. Puis elle a suivi l’option marionnette et voulait faire l’Esnam. Ne voulant pas que le TDS devienne seulement un outil de professionnalisation des sortants de l’Esnam, j’ai décidé de la mettre au défi en lui commandant un « lever de rideau » pour les spectacles de Marionnettes en chemins 2010. Charlotte a besoin de prendre confiance dans son travail et de poursuivre sa formation. Cette petite forme est une partie d’une plus grande forme à partir de textes de Francesca Rame et Dario Fo, textes qu’elle porte depuis longtemps.

Sylvie Baillon

Charlotte Pronau, jeune artiste ayant bénéficié des cours dispensés dans le cadre du cycle « arts de la marionnette » au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Amiens Métropole – suite à un cursus en art dramatique au CNR de Lille – est accompagnée par le Tas de Sable – Ches Panses Vertes à partir de la rentrée 2009 et ce jusqu’en juin 2010 autour de sa première création Un femmes. Une opportunité pour elle de se professionnaliser tout en perfectionnant les aspects techniques du métier et en continuant ce qui lui tient à cœur : la transmission. Le contrat de professionnalisation est en cours de validation par l’AFDAS et la Direction du Travail (DDEFP). Il est signé en octobre 2009 pour une durée de neuf mois. Il permet de combiner temps de formation, pratique et théorique, et temps de travail.

Poussée par la passion que je développe pour l’Art dramatique, j’ai axé ma formation artistique autour de cet Art, passant cinq années au Conservatoire à Rayonnement Régional de Lille à suivre cet enseignement notamment au sein du Cycle d’Orientation Professionnelle.

Durant cette période, j’ai eu la volonté de m’ouvrir à d’autres disciplines. En effet, j’ai depuis mon enfance une sensibilité toute particulière envers les Arts plastiques, m’émerveillant devant le processus de création et devant certaines œuvres, testant et cherchant à créer au sein de l’atelier de mon frère foisonnant de matériaux. C’est alors que j’ai découvert la marionnette, ouvrant le champ de mes perceptions, offrant de multiples possibilités et étant le point de jonction de mes deux centres d’intérêt (Art dramatique et plastiques). Dés lors, j’ai cherché à me former à cet Art en tentant l’ESNAM et en suivant des cours dirigés par Sylvie Baillon au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Amiens.

Arrivée en juin 2009 à la fin de mes cycles de formation (diplômée d’une Licence en Arts et Cultures, d’un DET en Art dramatique et d’un certificat de formation en Art de la marionnette) je me retrouvais face à des interrogations et des envies diverses. Après plusieurs années de formations intensives, je n’avais pas l’envie d’entrer dans une école supérieure et de rester trois années de plus dans un cocon ne me permettant pas de me confronter au milieu professionnel et remettant à plus tard les projets qui me tenait à cœur. A l’inverse, bien que j’avais l’envie de créer ma propre compagnie, je savais pertinemment que j’allais me heurter à certains problèmes, tels que la constitution d’un réseau, la gestion administrative et la nécessité de continuer à me former à des techniques précises. Enfin, ayant déjà animé divers ateliers théâtre, j’étais consciente que cela m’apportait énormément et je ne voulais pas laisser tomber la transmission.

C’est alors que Sylvie Baillon m’a fait la proposition du compagnonnage au sein de sa compagnie Ches Panses Vertes. En apprenant ce en quoi cela consistait, j’ai saisi cette opportunité. En effet, il m’est apparu que c’était le chemin qui correspondait le mieux à mes envies et attentes.

Tout d’abord, le compagnonnage me permet de continuer à me former de façon spécifique grâce à des stages en lien avec l’ESNAM et de découvrir à des fins professionnelles de nouveaux domaines tels que la régie ou la construction. Il m’ouvre également la possibilité de travailler sur des projets différents aussi bien les miens que ceux propres à la compagnie, tout en gardant une place pour la transmission.

En outre, il m’accompagne dans la constitution de mon réseau en me permettant des rencontres avec des professionnels du spectacle vivant et m’aide ainsi pour la création de ma compagnie. Je pourrais, en effet, voir, participer et comprendre le fonctionnement d’une compagnie reconnue notamment du point de vue administratif.

De plus, le compagnonnage est riche aussi du point de vue artistique. Etant en lien constant avec des professionnels je pourrais leur présenter mes idées et mon esthétique. L’émulation ainsi produite me permettra de m’interroger, de me remettre en question et par ce biais de faire avancer mes projets de manière intelligente et intelligible.

Enfin, il est important d’évoquer la notion d’humain dans ce compagnonnage. En effet, c’est avant tout le rapport particulier que j’ai avec Ches Panses Vertes qui me pousse à travailler avec eux. J’ai particulièrement apprécié la pédagogie que développe Sylvie Baillon, sa manière de transmettre tout en laissant libre cours à l’imaginaire de chacun, de baliser le chemin sans le tracer, d’interroger dans le but de faire murir la réflexion. J’en ai déjà fait l’expérience durant deux créations : dans un extrait de Tête de poulet de Spiro et dans Comme le chien revient à son vomissement de François Chaffin. Je sais donc d’avance qu’un compagnonnage sous sa direction sera une façon de me faire grandir sans me formater, sans volonté de créer une disciple de son esthétique. Notre conception et vision de l’art étant assez proche, je sais que je trouverai au près de Ches Panses Vertes les appuis nécessaires à l’élaboration de mes futures créations.

Je compte employer au mieux tous les éléments qui seront mis à ma disposition lors de ce compagnonnage pour mener à bien le premier projet de ma compagnie portant sur les Récits de femmes de Dario Fo et Franca Rame. Projet qui se définit autour du va et vient entre le jeu d’acteur et le support de la marionnette, qui veut ouvrir des champs nouveaux à l’imaginaire du spectateur en créant des images insolites, et en se gardant bien de tomber dans un féminisme de porte drapeau.

Charlotte Pronau

Une formation en alternance

Le tutorat de la Compagnie

  • Formation à la construction de marionnettes
  • Formation à l’élaboration de créations professionnelles

Le suivi de stages professionnels :

  • Du lundi 5 octobre au vendredi 9 octobre 2009, 5 jours, 35h : LightRégieVF, stage dirigé par Philippe Montémont (Maison du théâtre d’Amiens)
  • du lundi 15 au samedi 27 février 2010, 12 jours : La marionnette à fils, stage dirigé par Stephen Mottram (ESNAM)
  • du lundi 26 avril au samedi 8 mai 2010, 12 jours : Le théâtre d’objets, stage dirigé par Jean-Pierre Larroche (ESNAM)
  • du lundi 17 au samedi 29 mai 2010, 12 jours : La marionnette à gaine anglaise Punch and Judy, stage dirigé par Rod Burnett (ESNAM)
  • 27 et 28 février 2010 / 3 et 4 avril 2010 / 15 et 16 mai 2010, 6 jours : Laboratoire de recherche « Comme le chien revient… », parcours dirigé par Sylvie Baillon
  • 1er semestre 2010, stages de 3 jours dirigés par Pierre Tual, Christophe Hanon, Eric Deniaud, Luc Laporte

Des temps de travail divers

Travail propre de création

Charlotte Pronau bénéficie du soutien du Tas de Sable – Ches Panses Vertes – en termes administratifs, de production et artistiques – dans son travail de création. Pour développer ses projets, notamment son spectacle Un femmes elle disposera notamment de temps de résidence au Tas de Sable et au foyer de vie de Flixecourt.

Le travail pour le Tas de Sable – Ches Panses Vertes

  • Intervenante pour des ateliers de découverte de la marionnette dans 2 écoles primaires et 2 collèges.
  • « Apéros-marios » pour le foyer de vie de Flixecourt (80)
  • Lever de rideau pour le festival Marionnettes en chemins 2010 ( 24 mai-6 juin)
  • Assistanat pour les deux prochains soli de la compagnie Ches Panses Vertes

Les mises à disposition à d’autres compagnies pour poursuivre d’autres projets :

  • D’autres collaborations artistiques sont possibles par la mise à disposition de Charlotte Pronau à d’autres compagnies ou lieux culturels. Elle continuera à diriger des ateliers au Centre culturel de la Madeleine à Lille.